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Comme toujours, on voit fleurir ici et là des débats dans le joyeux monde du référencement. J’avoue que depuis quelques semaines, certains thèmes abordés me tapent légèrement sur le système nerveux :

  • le référencement éthique
  • le référenceur Black Hat meilleur que le White Hat
  • le danger du spam et des liens chez Google.

Attention, troll inside…

Le référencement éthique ?

Celui-là, il est beau, il est tout neuf et a très peu servi. C’est le BuzzWord de ce début d’année pour le SEO : le référencement éthique ! A priori, ce serait « In » et « Tendance ». Et tout le monde y va joyeusement avec son petit avis et sa petite définition. Le référencement éthique, ce serait:

  • Ne pas être un spammeur
  • Respecter les guidelines de Google
  • Être un référenceur White Hat
  • Respecter son client
  • Être gentil

Non, vraiment ? Le référencement éthique se résumerait donc à vivre dans le monde des bisounours à tous les niveaux ? Il semblerait en effet que cette fameuse éthique SEO est un joli mélange de tout ça. Et ce n’est pas moi qui le dit, mais les autres :

L’éthique en matière de référencement consiste à ne pas nuire à autrui, qu’il s’agisse du site dont on gère la visibilité, des internautes, ou des moteurs

Sébastien Billard

L’éthique dans le référencement va beaucoup plus loin que la notion de white ou black hat seo

j’ai cependant quelques limites et aller spammer des pétitions spip sur des sujets sérieux tels que les enfants maltraités ou qui meurent de faim dans le monde ne me viendrait absolument pas à l’idée

Marie

Généralement, un référenceur qui annonce pratiquer un référencement éthique signifie qu’il est « white hat, » c’est à dire qu’il cherche à respecter les consignes de Google.

Par exemple, des choix éthiques en SEO, cela peut être :refuser de travailler pour un annonceur dont le business est borderline, refuser d’optimiser la visibilité d’un site vendant des produits dont l’effet n’a pas été prouvé, refuser d’aider les sociétés de rachat de crédit

Aurélien Bardon

Donc si vous spammez, si vous ne respectez pas Google ou si vous mentez à vos clients : vous n’êtes pas un référenceur éthique.

Référencement éthique
Le référencement éthique, c'est quoi ?

Voici deux petites définitions vont donc nous aider à y voir plus clair :

  • L’étique : « elle établit les critères pour agir librement dans une situation pratique et faire le choix d’un comportement dans le respect de soi même et d’autrui » (Wikipédia).
  • « Le commerce éthique vise à favoriser et à développer de bonnes conditions de travail chez les producteurs. La notion d’éthique vient du grec et possède une connotation moins péjorative que le mot « morale ». Cette notion se réfère à une certaine idée du bien » (Wikipédia).

Donc si l’on suit ces deux définitions, il semblerait que les référenceurs mélangent tout et n’importe quoi. Dans cette fameuse éthique SEO, on va amalgamer le respect du client, celui des règles de conduites d’un moteur de recherche, ainsi que le respect des webmasters et des internautes. Si je lis bien chacune de ces définitions, voici le classement que j’aurais tendance à faire :

  • Le référencement éthique
    • Respecter les guidelines de Google
    • Être un référenceur White Hat (ce qui signifie aussi de respecter les règles de conduite du moteur)
    • Ne pas spammer car on s’écarte une fois de plus des guidelines de Google.
  • Le business éthique
    • Respecter son client
    • Respecter des valeurs morales
  • Le web éthique :
    • Ne pas être un spammeur (en gros, ne pas faire chier les webmasters ni les utilisateurs)
  • L’éthique
    • Être gentil

On peut donc à mon sens être black hat et « éthique ». On peut être aussi être un référenceur « éthique » tout en étant un véritable escroc avec ses clients. En ce qui le concerne, je me reconnais dans les trois derniers : être en accord avec mes clients, les autres webmasters et suivre quelques règles de morale de base.

Mais j’avoue qu’en réalité, je me fiche bien de l’éthique dans le SEO. Quand vous faites du business sur Internet, ce qui compte, c’est vos résultats, et cela à plusieurs niveaux,

  • Le respect (et le dépassement) de vos objectifs dans le délai imparti et avec les moyens mis à votre disposition
  • La progression de vos différents indicateurs clés : les fameux KPI (Chiffre d’affaire, nombre de visites, positionnement, taux de rebond, fidélisation, …)
  • Le fait que vos clients (ou que vous-même) êtes content du travail réalisé
  • Le fait que personne ne viennent vous engueuler pour X ou Y raisons (spams, piratage, blacklistage, chute de trafic, …)

Ce que je ne comprends donc pas, c’est cette soudaine envie de faire apparaître une notion qui n’a pas lieu d’être. En gros, je m’en fous, et c’est tant mieux ! Je laisse donc le mot de la fin à Vincent, qui résume assez bien ma vision des choses :

A force, j’ai bien l’impression que SEO éthique = SEO baltringue #maispourquiseprennentils

Vincent Jamin

Google, le spam et la surpondération des liens

Nouveau débat en partie « useless » de ces derniers temps : la surpondérations des liens dans le classement accordé par Google.

Au début de SeoMix, j’avais fait un article sur l’importance du contenu en SEO. Celui-ci est toujours d’actualité, à savoir qu’un bon contenu va bien se référencer. Mais plus le temps passe, plus les liens prennent de l’importance : on retrouvera ainsi des contenus médiocres, courts ou encore spinnés (c’est à dire générés automatiquement) dans les 1ères positions des moteurs de recherche, alors que l’intérêt est nul pour l’utilisateur.

Spam et Google
Le spam chez Google : problème d'obésité ?

Le fait de parler des évolutions de Google et des facteurs de positionnement ne me dérange pas, bien au contraire : c’est sain pour pouvoir travailler efficacement et s’adapter. Les articles traitant du sujet sont donc les bienvenus.

Sauf qu’il y a une chose qui me tracasse : certaines personnes considèrent cette évolution comme l’avènement du mal et du spam à Gogo. Ils ont peut-être raison. Ils ont peut-être tord. La question à se poser réellement est plutôt : y a t-il un impact réel pour les internautes ? La réponse est majoritairement non. Autrement dit, on s’affole dans notre petit bulle, alors que 90% des utilisateurs ne s’en rendront jamais compte…

L’internaute lambda est ravi puisqu’il trouve réponse à sa requête. D’ailleurs, la plupart du temps, il ne sait même pas que le site consulté est une ferme de contenu ou un racoleur commercial.

Laurent Bourelly

Black hat contre White hat

Ce débat là est plus ancien, mais est constamment relancé par les uns et les autres. On aurait donc d’un côté les référenceurs Black Hat qui ne respectent pas les règles édictées par Mr. Google (aussi appelés les « méchants » ou le « côté obscur du SEO« ) et les autres, les White Hat (aussi appelés les « gentils » ou les « bisounours« ). Il faut ajouter à cette classification le fait que la moitié d’entre nous (je parle des référenceurs au sens large) associent systématiquement et à tort le Black Hat avec l’automatisation des tâches alors que certains White Hat font de même, tout en respectant la bonne parole de Google.

En ce qui me concerne, je suis un référenceur plutôt White Hat, même si cette simple phrase est déjà fausse, puisque n’importe quel référenceur va plus ou moins respecter l’ensemble des règles édictées par Google.

Maintenant que les présentations sont faites, entrons dans le vif du sujet : ce qui me gonfle donc chez les référenceurs (qu’ils soient blancs ou noirs), c’est cette éternelle bataille pour montrer que l’on est le plus fort, alors que la plupart du temps chacun d’eux va travailler sur un secteur ou une niche différente. Et presque à chaque fois, on va confronter les chapeaux blancs avec les chapeaux noirs. Là aussi, tout le monde y va de son « petit avis ».

On notera d’ailleurs que dans certains domaines, on ne peut pour ainsi dire pas se positionner sans utiliser de techniques de référencement agressives

Sylvain

Ce sont les BH qui font le plus avancer le schmilblick et si on lançait un sondage sur « qui est le meilleur SEO de France » j’ai dans l’idée que ce serait un Black Hat

Le Juge SEO

Autrement dit, ils sont beaux, ils sont forts, ils sont les meilleurs. Qui ? Les référenceurs Blacks Hats sans qui le référencement n’aurait pas de raison d’être… Sans eux, rien n’est possible et les meilleurs mots clés leurs sont réservés… Vraiment ?

Oui, ils peuvent vous placer en première position sur Poker, Porn ou encore sur Crédit. Et en général, ils le font vite. Sur ce dernier point, je suis d’accord. Dans les référenceurs obscurs que je connais sur Twitter, certains sont parvenus à de très résultats de manière très rapide, alors qu’un référenceur « gentil » n’aurait jamais pu atteindre le même objectif dans les même délais. Sur ce point là, je suis d’accord sur la suprématie du côté obscur de la force.

Black Hat SEO
Les Black Hats SEO sont les meilleurs

Mais là où le bas blesse, c’est que cette 1ère position très concurrentielle n’est pas restée très longtemps : le site a donc été shooté comme il se doit par Google : Oui, le site a généré beaucoup du business pendant quelques temps, mais la conséquence est une bonne grosse pénalité en retour. Le référenceur « gentil » aurait donc eu des résultats moins rapidement, mais ils se seraient surement inscrits sur le long terme…

Et ce débat se retrouve aussi sur Twitter, où certains référenceurs sont centrés sur leur petite personne, avec la sempiternelle « J’ai trouvé un bon plan. Je le garde pour moi mais je vous jure, je vais casser la baraque! » ou un « J’ai remarqué un truc de ouf. Si j’ai raison, ca va être la folie« … Autrement, c’est un pure tweet inutile mêlant estime de soi, auto-léchage de pompe et égocentrisme.

C’est d’ailleurs de cette façon de penser que découle les petites communautés privées que l’on voit fleurir ici et là (forums et autres blogs avec accès restreint) où chacun veut son passe droit pour entrer (et là je vise les chapeaux noirs en particulier). Cerise sur la gâteau, cette petite bataille d’ego nous vaut des termes aussi sublimes qu’inutiles comme les SEO Expert ou les Black Hat Ninja. Et il n’y a pas à dire, ca nous vend du rêve…

En plus, notre métier fait que nous sommes tous des référenceurs plus ou moins Black Hats. Et ce pour une simple raison. Google dit qu’un lien « acheté » en dofollow est considéré comme mauvais par Google (car ils entrent dans le côté obscur de la force). Hors nos clients doivent bien nous payer, nous, pauvres petits référenceurs. Donc tous les liens que nous mettons en place seraient des liens achetés, non ? Nos clients nous paient donc pour créer du lien…

Je vous conseille de lire l’article suivant à ce sujet (d’où est tiré la traduction ci-dessous) : Every white hat link you obtain for clients is paid for.

Obtenir pour vos clients des liens qu’ils n’auraient pas obtenus de façon naturelle : tous ces liens sont des liens « achetés ».

Michael Martinez

Attention, je ne dis pas que le black hat est mauvais. Je dis juste qu’il n’y a pas un côté qui est meilleur que l’autre, mais plutôt qu’il y a deux côtés SEO « différents ».

Voilà, je crois que j’ai ma dose de trolls pour le mois. Et estimez-vous heureux, j’aurais aussi pu vous parler des magnifiques « Curators »…