C'est Noël chez SeoMix !
Ne rate pas notre calendrier de l'avent avec 24 astuces sur WordPress et le SEO !

Un audit de site e-commerce n’est pas identique à celui d’un site classique. Si des points se rejoignent, il reste des spécificités qu’il faut maîtriser pour pouvoir auditer correctement le site.

Chez SeoMix, nous avons l’habitude de travailler sur WooCommerce puisque nous sommes spécialistes de WordPress. Mais, nous auditons aussi d’autres CMS comme Prestashop ou Magento. Qu’importe l’outil choisi, vérifiez les points listés dans cet article qui sont la base de tout audit de référencement naturel sur un site e-commerce !

Les spécificités techniques d’un e-commerce

Notre audit de site marchand débute par une grosse phase technique. Grâce à un crawl de votre site web (un outil scanne toutes les pages de votre site comme le fait Googlebot), l’utilisation de diverses extensions et l’analyse de données comme celles remontant dans le compte Search Console, nous pouvons en tirer des conclusions sur les éléments suivants.

L’indexation : quels contenus s’indexent ?

L’indexation d’une page consiste à faire en sorte qu’elle soit présente dans les résultats du moteur de recherche. Normalement, il n’y a aucune action à faire si le site est bien configuré. Le robot du moteur vient sur le site, analyse les pages et les indexe. Malheureusement, il y a parfois des couacs.

Entre les filtres, la pagination et autres, il est facile d’avoir :

  • Soit des pages indésirables qui s’indexent ;
  • Soit des pages qui ne s’indexent pas alors qu’on voudrait le faire.

Pour voir un peu les pages qui sont indexées, tapez dans Google la commande « site:mondomaine.fr ».

une commande site sur google lors d'un audit
La commande « site: » n’est pas infaillible, mais permet de constater rapidement les grosses failles dans l’indexation.

Bloquer l’indexation des pages non désirées

Normalement, il ne faut indexer que les pages qui ont un objectif SEO. Sur un site e-commerce, on a automatiquement plein de pages qui s’indexent alors qu’elles n’ont aucune visée SEO : les pages panier, mon compte, ma commande, les mentions légales, les conditions générales de vente, etc.

Il faut pour ces pages-là mettre la balise meta robots en « noindex » pour éviter qu’elles s’indexent. Mais, cela n’enlève pas les liens des pages de votre site pointant vers elle. Or, un lien transmet de la popularité et en faisant ces liens vers des pages inutiles pour votre référencement, vous donnez de la popularité à des pages qui ne le méritent pas au détriment des autres. Pour empêcher cela, vous avez deux solutions : coder les liens faits vers ces pages en <button> (au lieu de <a href>) ou cloaker les liens.

La première solution permet d’avoir les liens en JavaScript. Le bémol est que Google lit de mieux en mieux ce langage. La seconde vous donne la possibilité de cacher les liens au moteur, mais la pratique est interdite par Google.

Nous verrons par la suite les cas spéciaux comme les filtres ou la pagination.

Indexer tous les contenus souhaités

Il est courant d’avoir des contenus qui ne s’indexent pas ou difficilement sur les gros catalogues. Le classique « plan de site » est alors efficace pour favoriser l’indexation. Un site comme cdiscount.com le pratique. Mais, il est aussi possible de mettre les différents sitemaps dans votre compte Google Search, de faire des liens externes vers des pages profondes de votre site, d’améliorer le maillage interne.

La ou les solutions dépendent du problème initial. L’audit SEO de votre boutique permet de trouver la plus appropriée.

 

Cdiscount et son plan de site gigantesque.
Cdiscount et son plan de site gigantesque.

Les filtres et la navigation à facettes : sujets sensibles

La navigation à facettes et les filtres sont d’une grande aide pour les internautes. Ils permettent de filtrer parmi l’offre disponible afin de trouver le bien souhaité. Ainsi, sur un site de vêtement, le consommateur peut choisir le vêtement « Pull », la forme « Col rond », la taille « XL », la couleur « Rose » puis filtrer les produits valant entre 20 et 50€.…

Cette sélection entraîne des requêtes dans la base de données qui se répercutent dans l’URL. Ainsi pour l’exemple ci-dessous, tous les clics de l’internaute provoquent une nouvelle URL différente pouvant ressembler à :

  • domaine.fr/hommes/?vetement=pull
  • domaine.fr/hommes/?vetement=pull&forme=col_rond
  • domaine.fr/hommes/?vetement=pull&forme=col_rond&taille=xl
  • domaine.fr/hommes?/?vetement=pull&forme=col_rond&taille=xl&couleur=rose
  • domaine.fr/hommes/?vetement=pull&forme=col_rond&taille=xl&couleur=rose&prix=20_to_50

Imaginez l’ensemble de combinaisons possibles avec tous les types de vêtements, les couleurs, les tailles, etc. Si tout s’indexe, vous vous retrouvez rapidement avec des milliers de pages avec peu de valeur ajoutée.

La gestion des filtres et de la navigation à facettes sur un site e-commerce est un cas complexe. D’ailleurs, tous les consultants SEO ne sont pas d’accord. Pour certains référenceurs, il ne faut rien indexer à part les catégories. C’est souvent la solution la plus simple à mettre en place en bloquant tous les paramètres via le fichier robots.txt, des balises canoniques ou en choisissant des balises meta robots « noindex ». À ce choix simpliste, nous préférons plutôt l’indexation de toutes les combinaisons utiles pour le référencement.

Lors de votre audit des mots clés, vous avez normalement diagnostiqué toutes les combinaisons intéressantes. Une combinaison intéressante correspond à une requête recherchée par les internautes. Pour votre site de vêtement, cela peut être type de vêtement + marque voire type de vêtement + forme + marque.

Ces combinaisons doivent être indexées. En ne le faisant pas, vous dites « au revoir » à un fort potentiel de trafic. Ensuite, pour la mise en place, cela est à voir au cas par cas. Vaut-il mieux retravailler l’arborescence en faisant des catégories et sous catégories ? Faut-il bloquer certains filtres et en laisser d’autres ouverts à l’indexation ? Si oui, comment ? Ce travail n’est pas simple à faire sur un site existant qui n’a pas été codé pour. Encore une fois, seul l’audit peut aiguiller sur la méthode à appliquer.

exemple de navigations à facettes et filtres
Quelques exemples de filtres et de navigations à facettes.

Les contenus dupliqués : attention aux filtres, mais pas que !

Un contenu dupliqué est tout simplement un contenu identique que l’on peut trouver sur deux (ou plus) URL différentes. Cela est mauvais pour votre référencement, surtout quand la duplication est omniprésente sur votre site.

Avec le précédent exemple sur les filtres, vous avez déjà la clé pour gérer une partie des contenus dupliqués que l’on trouve souvent lors d’un audit de site e-commerce. En effet, il suffit que vous n’ayez qu’un type de pull en col rond pour que l’internaute trouve toujours un contenu identique qu’importe ses filtres (et donc les URL différentes qui s’affichent en retour) sur la taille, la couleur ou le prix.

Mais, le contenu dupliqué peut être à d’autres endroits sur un site e-commerce, notamment au niveau des produits. C’est le cas quand vous faites ressortir les catégories dans l’URL du produit et que vous le mettez dans plusieurs catégories.

Par exemple, vous avez une écharpe unisexe et vous la mettez à la fois dans la partie hommes et femmes. Si votre catégorie se répercute dans la structure de l’URL du produit, vous aurez donc plusieurs URL créées comme :

  • domaine.fr/vetement-homme/mon-echarpe/
  • domaine.fr/vetement-femme/mon-echarpe/

Pour cet exemple, le plus simple serait d’avoir une URL produit unique comme domaine.fr/mon-echarpe/, peu importe les catégories choisies. Il y a également un problème récurrent de contenu dupliqué dans les fiches des produits, nous en parlons plus tard dans cet article.

La pagination peut réunir les deux derniers problèmes !

Un contenu paginé est très courant sur un e-commerce. Si vous avez 100 produits dans une catégorie et que vous n’affichez que 20 produits par page, vous aurez logiquement 5 pages. Et si vous avez 1200 produits et que vous avez 10 produits/pages, vous aurez 120 pages de pagination…

Nous vous laissons réfléchir rapidement aux conséquences possibles. Là encore, les pages peu utiles risquent d’être nombreuses et la duplication de contenus pointe souvent le bout de son nez. Encore pire, sur certains sites, l’éditeur qui veut bien optimiser son SEO ajoute un texte de description de la catégorie qui se répercute sur toutes ses pages et cela finit par de la duplication.

En e-commerce, la solution simple consistant à empêcher les robots d’aller dans la pagination reste souvent choisie. Elle a ses avantages, mais si vous interdisez au robot d’aller dans la pagination, il pourrait y avoir des problèmes pour indexer vos produits. Imaginez, vous êtes en grande forme et décidez d’intégrer à votre catégorie phare 200 produits d’un coup. Comment Google trouvera le premier intégré alors qu’il est en page 10 et que vous interdisez à Google d’aller à la page 10 ?

La première chose à mettre en place est souvent d’augmenter le nombre de produits par page. Il y a peu d’intérêt à ne mettre que 10 contenus par page. Si votre site n’est pas codé avec les pieds, 50 ou 100 produits par page est faisable. Ensuite, si vous avez un texte de description de catégorie, il ne doit être présent que sur la page 1 pour éviter la duplication. Puis, faites ressortir la pagination dans la balise Title du site « Pull Homme Diesel… » pour la page 1, « Pull Homme Diesel […] – page 2 » pour la suivante, etc.

Pour réduire la profondeur de la pagination, ne mettez pas une pagination du type 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, mais plutôt 1, 2, 3, 4, 5, 10, 15, 20.

Le balisage Hn : le SEO commence par les bases

Après avoir vu plusieurs problèmes majeurs de SEO relativement compliqués à gérer, revenons quelques instants sur les bases comme le balisage Hn. Ce balisage sert à structurer votre page HTML. Le H1 est le titre de la page, les H2 sont les sous-titres, les H3 sont les sous-sous-titres…

Sur un e-commerce, on retrouve souvent aucun H1 quand le nom de la catégorie n’est pas affiché ou plusieurs H1 quand chaque titre de produit est mis entre <h1></h1>.

Effectuez donc un contrôle de ce balisage sur l’accueil, les catégories, les produits… Corrigez-les si nécessaire. Mais, honnêtement, ce n’est pas une correction de balisage Hn qui vous fera passer de la 8ème place à la 1ère. Cependant, vous ne perdez rien à satisfaire les désirs de maître Google.

La compatibilité mobile : pas une option, mais une obligation

Ne pas avoir une boutique qui s’affiche parfaitement sur mobile, c’est comme si vous mettiez à l’entrée de votre boutique en dur : « Interdit aux moins de 25 ans, aux roux et aux gauchers ». La part de navigation par smartphone ou tablette devient tellement importante que vous réduisez considérablement votre cible en ne la proposant pas.

Sur un e-commerce, les points sensibles de la navigation mobile sont nombreux :

  • Le menu est-il facile à utiliser ?
  • Vos filtres pour simplifier la recherche fonctionnent-ils encore ?
  • Comment s’affichent les pages produits et notamment les photos ?
  • Comment se passe les étapes du tunnel de conversion ?

Si vous avez un compte Google Search Console, vous avez toutes les erreurs d’ergonomie mobile qui remontent. Mettez un peu la main à la pâte en vérifiant vous-même via différents appareils comment  se déroule la navigation. Certaines erreurs pourraient ne pas figurer sur votre console.

les ergonomies mobiles sur google search console
Votre compte Search Console remonte les problèmes d’ergonomie mobile.

Le HTTPS : un ancien gage de confiance, une règle dorénavant

Un site qui est accessible sur son adresse https://mondomaine.fr possède un certificat de sécurité SSL et bénéficie d’un protocole sécurisé. Cela donne des garanties concernant les données de l’utilisateur. Pour cette raison, Google souhaite voir tous les sites qui collectent des données en https. Si ce n’est pas le cas, il n’affiche pas le site comme « sécurisé » voire pire, il pourrait dans les prochaines semaines mettre un avertissement à l’internaute. Les conséquences pour votre chiffre d’affaires seraient catastrophiques. De plus, il est tout à fait imaginable que les sites avec ces avertissements finiront un jour par avoir un malus dans le positionnement sur le moteur.

Pour tout nouveau site, il est donc vivement recommandé de passer au https. Pour les sites e-commerce existants, mettez une procédure de migration en place dans vos priorités.

Le temps de chargement, un facteur de conversion certain

Un site rapide convertit plus. Il est donc inconcevable d’avoir une boutique où 15 secondes sont requises pour afficher l’image du produit. Les internautes se décourageraient et repartiraient immédiatement. Ce retour sur le moteur, analysé via le Pogosticking (l’internaute clique sur votre site dans les résultats des moteurs de recherche et revient en arrière, ce qui équivaut à un signal de basse qualité sur la requête concernée), est mauvais pour votre SEO et évidemment, vos ventes. Un site vraiment trop lent est également sanctionné dans les positionnements.

Scannez votre site via Gtmetrix et mettez en œuvre les actions correctives. Lors de nos audits SEO de sites commerciaux, nous voyons souvent des images très lourdes ralentissant le chargement, des animations comme des pop-up qui surchargent la page, des thèmes mal optimisés…

Les balisages schema.org : améliorez votre affichage dans les SERP

La partie technique de l’audit ne concerne pas seulement la recherche de failles. Il faut aussi vérifier que les bonnes choses sont mises en place. Sur un site e-commerce, le balisage schema.org « Product » est toujours à recommander. Il aide le moteur à comprendre les contenus de la page, mais surtout bonifie votre affichage. En effet, s’il est bien intégré, des informations comme les avis des clients et le prix du produit remontent. Naturellement, quand l’internaute les voit dans les SERP (les pages de résultats des moteurs de recherche), il est plus enclin à cliquer. Et n’oubliez pas, l’objectif d’un référenceur n’est pas de juste positionner sur la première page, mais de faire en sorte que les gens viennent sur le site.

balisage product d'un produit dans la SERP
Voici comment s’affiche un balisage schema.org « product » dans Google.

Il est également possible de mettre un balisage Review, non pas uniquement sur un produit, mais sur des pages importantes de votre site. Des outils externes, et payants, comme TrustPilot permettent de récolter des avis parmi les clients du site, puis de les intégrer dans un balisage Review intégré sur quelques pages. Par contre, cela ne fonctionne pas pour la page d’accueil. Dans les résultats, cela donne une nouvelle fois plus de visibilité à votre site.

un avis review généré avec trust pilot
Un balisage Review généré avec un outil comme Trust Pilot s’affiche ainsi.

D’autres balisages schema.org peuvent être intégrés comme le balisage « Course » si vous avez des formations en ligne, le « Local Business » si vous disposez d’un commerce local en dur…

Les contenus : ne pas se focaliser que sur le visuel

L’objectif d’un site e-commerce est de vendre, de faire du chiffre. Avec cet objectif, l’erreur commune est de se concentrer sur la finalité sans réfléchir aux « comment ». Comment être visible sur le moteur ? Comment bien positionner mes contenus ? Sur quels mots clés se positionner ?

Les mots pour capter chaque cible

Une étude des mots clés est inhérente à l’audit SEO. Prenez le temps de rechercher les mots clés de votre thématique. Sur un site e-commerce, il faut cependant bien réfléchir aux mots choisis et aux pages de destination.

Ainsi, sur une page produit d’un pull, vous viserez plutôt des requêtes comme « achat pull », « pull pas cher », « pull neuf en coton » et non des requêtes comme « Comment choisir son pull en hiver ? ».

Les mots clés traduisent une intention. L’internaute doit donc recevoir un contenu adapté. Une intention claire d’achat arrive sur une catégorie ou un produit. Une intention de comparaison ou de choix trouve une réponse dans un guide d’achat. Une recherche sur des conseils d’entretien doit déboucher sur un article ou un tutoriel.

L’arborescence : une définition logique

Grâce à votre étude des mots clés et la connaissance de vos produits, vous avez maintenant la possibilité de définir une arborescence. Elle doit être logique, avec les mots clés les plus importants plus haut dans la hiérarchie. Pensez aussi à l’utilisateur en faisant en sorte qu’il navigue facilement.

Ne singez pas simplement les gros sites e-commerce. Ce n’est pas parce qu’ils le font que c’est la meilleure solution.

Lors de nos audits, les erreurs les plus fréquentes sur les boutiques sont des menus gigantesques mauvais pour le SEO et difficiles à comprendre pour l’internaute, des pages sans aucune visée SEO placées dès le menu (nos nouveautés, idées cadeaux, grands volumes…), trop de pages non marchandes dans le menu (à propos, foire aux questions, qui sommes-nous, contact, blog, actualités…).

Il n’y a pas une arborescence parfaite. Seule la connaissance de votre secteur et de votre offre pourront décider du bienfondé de votre choix.

La page d’accueil : page la plus forte et ouverture vers les catégories

Sur la page d’accueil, le désir de tout commerçant est toujours de captiver l’internaute. Bien souvent, il n’a alors qu’un mot en tête : le slider. Pourquoi ? Parce que c’est gros, c’est visuel et tout le monde fait ça. En soi, un slider n’est pas foncièrement mauvais, mais pour le SEO, cela a souvent que peu d’intérêt. De plus, soyons honnêtes, qui reste vingt secondes afin de faire défiler toutes les images du slider ? Ensuite, il affiche quelques produits et basta, le tour est joué.

un slider sur le site amazon
Le slider, un classique sur un e-commerce, moins loin d’être une finalité.

Pour votre accueil, vous devez viser plusieurs choses et vous montrer plus créatif. Tout d’abord, l’internaute doit comprendre en un instant qui vous êtes et ce que vous vendez. Un petit texte de présentation, des images de vos produits vont répondre à cette attente.

Mais, la page d’accueil doit aussi servir à vous positionner sur les moteurs. Il s’agit de la page la plus forte du site donc visez les mots clés les plus importants. Ne vous contentez pas de votre seul nom de marque. Cela passe par du contenu (texte, vidéo, images…). Ensuite, il faut diffuser au mieux le jus interne de votre site. Pour cette raison, des liens depuis votre page d’accueil sont à faire vers les pages et catégories importantes de votre site.

De base, un thème comme Storefront sur Woocommerce ne fait que lister des produits comme les nouveautés ou les promos. Ce n’est pas optimal pour le référencement.

Les catégories ne sont pas qu’une étagère

Sur 10 audits de sites e-commerce que nous faisons, il y a au mieux 1 site qui optimise correctement ses catégories. Trop souvent, on les utilise comme des étagères ou des rayons. On met le titre en haut et on pose la liste de produits. Prenez en compte les spécificités du référencement si vous souhaitez être visibles !

Il est indéniable qu’une description de la catégorie aide à se positionner. Mais, elle ne doit jamais être un petit pavé de 200 mots, truffés de mots clés et imbuvable. Google ne fait pas qu’imprimer votre texte, il le comprend. Ayez un vrai texte utile à l’internaute et utilisant des mots clés de la thématique. Si votre contenu est trop long, mettez une partie avant la liste de produits, puis après.

Vous pouvez également aller plus loin que ces optimisations basiques en incorporant des liens vers des guides d’achat en bas de la catégorie (cela aide votre constitution d’un silo), une vidéo tutoriel…

Les fiches produit : gare au duplicate, bonjour l’information !

Les fiches des produits sont une catastrophe sur 99% des boutiques. Le constat est terrible, mais véridique. Pourquoi ? Tout d’abord, la majorité des commerçants se contentent de recopier les informations du fournisseur. Évidemment, si chaque site a cette idée, tout le monde a des pages identiques et donc des contenus dupliqués. On note un peu de permissivité sur ce point de la part de Google pour les sites e-commerce, donc vous arriverez sûrement à indexer les pages dupliquées, mais vous n’aurez aucune valeur ajoutée.

exemple de duplicate content sur une fiche produit
Beaucoup de sites marchands ne font que reprendre les infos du fournisseur…

Pourtant, il y a une quantité impressionnante d’informations à donner pour tous les produits qui existent.

Vous vendez un pull (oui, toujours lui) ? En plus de la taille, de la couleur, donnez la matière, le pays de fabrication, les conseils d’entretien, mais aussi les meilleures occasions pour le porter, les accessoires qui vont le mieux avec lui.

Vous proposez un whisky ? Donnez le degré d’alcool, la provenance du spiritueux, l’âge, les conseils de consommation, les conseils de conservation, l’historique de la maison qui le fabrique…

Alexandra Martin et Éve Demange ont écrit un livre sur la stratégie de contenu e-commerce. C’est une lecture fort intéressante pour réfléchir aux contenus éditoriaux de votre site et les améliorer.

Les articles et autres contenus : trouvez le prospect, facilitez le réachat

Nous avons vu précédemment dans cet article qu’il y avait plusieurs types de contenus et qu’ils répondaient à des intentions diverses. Si un site e-commerce se focalise sur la vente, ce n’est pas une erreur, mais un manque à gagner important. Vous devez aussi vous positionner sur toutes les requêtes du type :

  • Comment utiliser « produit » ?
  • Comparer « produit »
  • Comment choisir « produit » ?
  • Quel est le meilleur « produit » ?
  • Les avantages de « produit »
  • Combien coûte « produit » ?
  • Comment acheter en ligne « produit » ?

Votre étude des mots clés a déjà fait sortir toutes les requêtes importantes de ce type. Travaillez-les. La concurrence sur ces requêtes est de plus en plus forte. Mais, tous ceux qui s’y essaient ne font pas forcément du qualitatif. De plus, si vous maîtrisez réellement votre sujet, vous avez une expertise qui plaira à la fois à Google et aux internautes.

Ne faites pas un gros pavé technique de 3000 mots. Cela aurait une chance de se positionner, mais quelle serait la valeur ajoutée ? La majorité des internautes finiront par quitter la page pour trouver un contenu plus simple.

Aérez votre document, mettez des tableaux, des listes à puces, des sous-titres, des images, des vidéos… Utilisez un ton pédagogique, même pour les produits les moins « sexy » comme une pompe industrielle.

Ces contenus ont aussi un autre but que d’aider vos lecteurs et de l’orienter vers les produits de votre catalogue. Grâce au maillage interne, vous pouvez envoyer du jus (de la popularité envoyée grâce à des liens internes) aux pages de catégories et aux produits. C’est une façon idéale de faire votre siloing dans un e-commerce : catégories, produits, articles et conseils qui les poussent.

Les images parce qu’il n’y pas qu’un type de recherche

En e-commerce, l’optimisation des images a une importance plus élevée que pour les autres sites car de plus en plus d’internautes font leurs recherches via Google Images et le moteur remonte des visuels dans ses résultats classiques. Vous devez donc essayer d’être visible par ce biais.

Optimisez vos images que ce soit le nommage du fichier, la balise ALT et son contexte dans la page. Certaines thématiques reçoivent un pourcentage de trafic très important par ce biais. Ce serait bête de passer à côté parce que vous publiez des fichiers nommés image2225542.png avec des balises ALT vides.

La gestion des produits épuisés ou supprimés du catalogue

Un catalogue n’est pas figé. Une boutique est obligatoirement confrontée aux stocks épuisés ou aux produits obsolètes. L’erreur commune consiste à ne pas s’occuper du tout du problème. Le webmaster va dans le back-office du site, là où il gère son stock, et supprime son produit. Or, cela met l’URL jusqu’alors utilisée en 404 (page introuvable) et il est fort possible que :

  • Ce produit était bien positionné sur une requête et générait du trafic ;
  • Des liens internes pointaient vers le produit ;
  • Des liens externes pointaient vers le produit.

Avec une simple suppression, vous perdez toute cette valeur ajoutée. La bonne méthodologie est de rediriger l’URL du produit à supprimer vers le produit le plus proche voire vers la catégorie. Ensuite, recherchez dans votre site les liens qui pointaient vers ce produit et modifiez-les pour éviter d’envoyer vers une page en redirection 301.

Si le produit est seulement indisponible, ne le redirigez pas, gardez la page présente sur le site. Si vous n’avez que quelques produits supprimés, vous pouvez mettre une étiquette sur la photo du produit au niveau de la catégorie pour indiquer que le produit est épuisé. Puis, dans la fiche du produit, indiquez la durée d’indisponibilité et conseillez un article complémentaire pour augmenter vos chances de convertir. Si vous avez beaucoup de produits indisponibles, filtrez-les dans la catégorie pour qu’ils ne s’affichent pas.

Le maillage interne : dernier élément… seulement sur notre article

Le maillage interne est une clé du SEO. Si dans la structure de notre article, il apparaît en fin de cette partie, il ne doit pas être oublié.

Nous avons écrit des articles précédents sur le maillage interne et notamment son travail via Gephi. Sur un site e-commerce, nous avons des problèmes récurrents lors de nos audits concernant le maillage interne. Il ne permet que rarement la création de silos à cause de menus énormes, de liens dans les sidebars, du manque de travail pour la profondeur des silos…

L’arbitrage est parfois compliqué entre faire ce qu’il y a de mieux pour le SEO et ce qui convertit le plus. Pour un élément aussi important que le menu, des A/B tests peuvent être mis en place.

menu de cdiscount
Big Menu sur Cdiscount.com. Petite pensée pour les robots auxquels on inflige sa lecture.

 

Un audit des liens externes de votre site e-commerce

Il est impossible de se positionner dans un univers concurrentiel sans des liens. Voilà, c’est dit. Des magnifiques contenus, un maillage optimal, un site propre technique ne permettront jamais à eux seuls de se positionner sur une requête comme « Iphone X ».

Un audit SEO d’une boutique de vente en ligne passe donc par une analyse des liens externes, que ce soit ceux du site audité ou de la concurrence. Si vous êtes dans un 100 mètres, vous pouvez arriver 1er en faisant 14 secondes si vous êtes contre des sexagénaires, comme dernier si vous êtes face à athlètes. Sur une niche donnée, c’est pareil. 30 bons liens peuvent être suffisants, comme 200 trop peu.

Ne pas se focalisez que sur l’accueil

Pour votre netlinking, n’envoyez pas de la popularité qu’à votre page d’accueil. Vos pages de catégories sont importantes et convertissent, faites-en sorte qu’elles se positionnent.

Il est parfois compliqué d’obtenir du lien naturellement sur des pages de vente. Servez-vous des contenus informatifs conçus comme les guides d’achat, des études statistiques de votre clientèle, des tutoriels en vidéo pour avoir d’autres liens en provenance de blogs, forums ou même de la presse. Si vous avez bien fait votre maillage interne, ces liens bénéficieront à tout le silo présent sur votre site puisque la page bénéficiant d’un lien externe, fait elle-même des liens à des pages internes de votre site.

Des ancres variées comme votre catalogue

Une ancre de lien est le petit texte utilisé pour faire le lien. Il est important car il donne du sens. Par le passé, beaucoup de référenceurs en ont abusé et ont connu un succès éphémère puisque Google combat désormais la suroptimisation. Dorénavant, on assiste souvent à l’inverse. De peur de se faire pénaliser, les autres sont toutes génériques. Ne tombez pas dans ces deux travers.

Vos ancres doivent être aussi variées que votre catalogue avec une optimisation naturelle. Si vous avez un article qui compare les smartphones, il est légitime d’avoir quelques ancres comme « un article comparant les smartphones », « choisir le meilleur smartphone », « trouver le smartphone adapté à ses besoins », peu utile de n’avoir que des ancres comme « voir l’article ici », « cet article » et suicidaire d’avoir que des ancres du type « comparateur smartphone », « smartphone pas cher comparaison ».

Les ancres du site de groupon
Voici les principales ancres utilisées par un site comme Groupon. Majestic permet de voir les vôtres facilement.

La conversion et le tracking !

Cette dernière partie n’est pas du SEO, mais à SeoMix, nous ne concevons pas un audit de site e-commerce sans parler de conversion ou de tracking. Nous avons croisé des sites qui, même s’ils étaient bien placés, ne faisaient pas de ventes.

Convertir, c’est survivre !

Nous ne réalisons pas une étude de marché des prix (un facteur déterminant pour la conversion sur le web), mais notre expérience du web et nos comportements en tant qu’acheteurs réguliers sur des sites internet nous aident sur ce domaine.

Le meilleur exemple qui nous vient en tête est le cas d’un client qui est venu nous voir avec un budget relativement important, plusieurs dizaines de milliers d’euros, avec un CMS compliqué à utiliser, un design noir et blanc incompatible avec sa cible, des images de mauvaise qualité, des boutons d’ajout au panier invisibles…. Même avec d’excellents positionnements, il ne serait pas rentré dans ses frais avec un site aussi mal fait pour la conversion.

Pensez à vos produits :

  • Sont-ils mis en valeur par les photos ?
  • Le packaging est-il attrayant ?
  • Comprend-t-on l’offre facilement ?

Pensez à vos call-to-action :

  • Le bouton d’ajout au panier est-il visible et incitatif ?
  • Quelle est sa couleur par rapport au reste du thème ?
  • Quel texte est mis sur ce bouton ?
  • Où se trouve-t-il sur la page ?
  • L’internaute voit-il facilement son panier ?
comparatif de deux boutons d'ajout au panier
À votre avis, lequel des deux exemples génère le plus de conversions ?

Pensez au tunnel de conversion :

  • La page de récapitulatif est-elle claire ?
  • Doit-on faire dix étapes pour payer ou tout est mis sur deux pages ?
  • Peut-on modifier, ajouter, supprimer un article facilement juste avant de payer ?
  • Un compte est-il obligatoire pour commander ?
  • Les frais d’envoi arrivent-ils au dernier moment avec un montant prohibitif ?

Voici une liste de questions non exhaustives qu’il faut se poser. Ce travail d’ergonomie et de conversions est réellement nécessaire pour voir votre business décoller.

Le tracking : analysez votre trafic et vos revenus

Un site e-commerce doit collecter des données fiables concernant son trafic, les sources de ce trafic, les revenus, le taux d’abandon de paniers, etc. Installez aussi un moteur de recherche interne sur votre site, mesurez et suivez les recherches des visiteurs et vous découvrirez peut-être des opportunités. Cela peut aussi vous aider à déceler des problèmes de navigation ; si un produit ou une catégorie présent sur le site est constamment recherché via le moteur, cela révèle qu’il est difficilement accessible via la navigation traditionnelle.

Nous nous penchons rapidement dessus durant notre audit, conseillons le client et pouvons l’aider par la suite dans la mise en place de ce suivi.

Pour conclure

Un e-commerce possède ses propres spécificités car l’éditeur recherche la vente avant tout. La façon dont il est constitué crée des problématiques différentes d’un audit classique. Songez-y avant d’auditer votre site.

Si vous souhaitez faire le point sur votre site e-commerce, que ce soit pour doper son trafic ou comprendre mieux vos résultats, passez par la page Contact et nous pourrons échanger sur votre sujet.