Comment optimiser une page de catégorie ecommerce pour le SEO ?

Publié le 10 mars 2022 Ecommerce

La page de catégorie est un modèle de page d’un site e-commerce. En acquisition de trafic SEO, cette page peut jouer un rôle déterminant.

Le constat est posé. Il reste donc à savoir comment tirer le meilleur parti de cette page et l’optimiser au mieux pour qu’elle attire le plus de trafic qualifié depuis les moteurs de recherche. Non, il ne s’agit pas d’un simple catalogue permettant de naviguer entre les différents types de produits sur votre boutique en ligne, mais bien une des pages les plus stratégiques pour le SEO de votre e-commerce.

Je vous propose donc de vous embarquer dans un tour d’horizon du rôle de la page de catégorie e-commerce pour le SEO.

Cette présentation sera suivie d’un guide pratique, actionnable, complet et argumenté pour que, vous aussi, puissiez retravailler votre site à la lumière des meilleures méthodes du moment.

Après avoir lu cet article, vous serez capable de créer la page de catégorie de produit e-commerce idéale pour le SEO.

Anatomie d’une page de catégorie e-commerce

La page de catégorie e-commerce découpe le catalogue produit en zone pour qu’un acheteur puisse le parcourir et trouver facilement le produit qu’il cherche. Elle se pose donc en complément de toutes les solutions de classification des produits : Tags, collections, moteur de recherche interne…

On se retrouve donc avec une page qui propose des éléments de navigation :

  • Le nom de la catégorie, pour savoir dans quel rayon on se trouve ;
  • Éventuellement un fil d’Ariane pour savoir dans quelle partie de la boutique se situe ce rayon ;
  • Une « étagère » qui présente les produits, la liste des références avec un accès aux fiches produits ;
  • Une pagination pour éviter les pages trop longues.

Selon le template du site et le travail de rédaction réalisé, on retrouvera parfois :

  • Un système de filtre et de navigation à facettes (en haut ou en barre latérale) ;
  • Du contenu textuel qui décrit le type de produits proposés.
maquette d'une page de catégorie

Quel est le rôle des pages de catégories pour le SEO ?

Le premier rôle d’une catégorie e-commerce est donc de jouer celui d’un rayon de supermarché. Un visiteur ne se retrouve ainsi pas à devoir chercher une éponge au milieu des fruits et légumes, car les produits sont ordonnés dans la boutique. Mais cela n’a rien à voir avec le SEO. Il ne s’agit que de bon sens permettant à l’internaute de trouver le produit qu’il cherche. A première vue, ces pages ne présentent pas trop d’intérêt pour le référencement. Pourtant, la catégorie e-commerce est une des portes d’entrées les plus puissantes d’une boutique en ligne.

Avant de chercher une éponge en polyuréthane jaune et verte taille 12 au milieu d’un rayon bien rangé proposant 25 références d’éponges-grattoirs, les internautes cherchent d’abord un vendeur d’éponge. C’est là que votre page de catégorie e-commerce rentre en jeu dans votre stratégie SEO.

Vous l’aurez compris, si vous vendez plusieurs types de produits ou un même type produit, mais dans plusieurs styles, la page de catégorie e-commerce sera votre vitrine diffusée sur Google pour ce type de contenu. Elle servira de page d’atterrissage pour les internautes qui recherchent les produits ou services vendus sur votre site.

Il faut donc qu’elle puisse performer et qu’elle soit performante.

Cibler les bons mots clés

Pour pouvoir performer, il faut que la page de catégorie ait un objectif SEO clair et efficace. Autrement dit, elle doit cibler un mot clé recherché, pertinent, qui converti et accessible (avec une concurrence dépassable).

La première étape consiste donc à réaliser un audit de mot clés pour identifier quels sont les termes utilisés qui correspondent. Il faut pour cela s’armer d’un outil de recherche de mot clé. Voici quelques exemples :

  • KW Finder
  • Semrush
  • Ahref
  • Sistrix
  • Google Keyword Planner
  • Yooda Insight
  • Ranxplorer

Ces outils vous permettront d’identifier les mots clés tapés par les internautes recherchant vos produits. Souvent, il s’agira du terme évident de classification que vous utilisez. Si on reprend l’exemple des éponges, la plupart des internautes cherchant ce type de produit chercheront simplement des… « éponges » dans Google.

Recherche de mots clés pour une catégorie ecommerce
Recherche de mots clés pour une catégorie ecommerce avec l’outil Sistrix

Mais cette étape permet également de faire des découvertes. Par exemple, vous pouvez être convaincu que les chaussures que vous proposez sur votre site sont des « chaussures de marche ». Et pourtant, près de 3 fois plus d’internautes recherchent des « chaussures de randonnée ».

Une fois que vous aurez identifié les termes utilisés par les internautes pour rechercher les produits ou services disponibles sur votre boutique, il faut consolider la liste des mots clés en prenant en compte le niveau de compétition.

L’idée derrière est de choisir les expressions suffisamment recherchées, pertinentes et assez peu concurrentielles par rapport aux moyens dont vous disposez pour se positionner le plus rapidement possible. En d’autres termes, de retenir les mots clés de catégorie proposant le meilleur retour sur investissement possible (ROI).

À titre d’exemple, si « chaussures de randonnée » est beaucoup plus recherché que « chaussures outdoor », le 2nd est bien moins concurrentiel. Il faudra donc à chaque fois arbitrer les bons choix de mots clés cible selon les moyens dont vous disposez et l’autorité de votre domaine par rapport aux sites positionnés. Si votre site est déjà bien identifié dans votre marché, il sera intéressant de vous attaquer aux mots clés les plus importants en vous appuyant sur les recommandations présentées dans la suite de l’article.

Comment estimer la concurrence ?

Ce n’est pas au cœur du sujet de l’article et il n’y a pas une seule méthode pour mesurer le niveau de concurrence d’un mot clé mais certains conseils pourront vous éclairer dans cette démarche.

  • Un principe souvent vrai (mais pas toujours !) est qu’un mot clé recherché est plus concurrentiel. Il peut être intéressant de se tourner vers des expressions de niches pour vos catégories ;
  • Une observation du type de sites dans la page de résultats de Google. S’agit-il de sites spécialisés ? De sites connus dans leur marché ? De catégories principales ? Les pages positionnées sont-elles optimisées ?
  • Combien y a-t-il de mots moyens sur les pages positionnées ?
  • Vous pouvez aussi utiliser de nombreuses données chiffrées proposées par des outils ou directement sur Google telles que :
    • Le nombre de résultats sur la recherche ;
    • Le nombre de résultats sur la recherche qui incluent le mot clé dans la balise title ;
    • L’index « keyword SEO difficulty » de l’outil KWFinder ;
    • L’index de difficulté de SEMRush….
Indice de difficulté d'un mot clé dans l'outil KWFinder
Indice de difficulté d’un mot clé dans l’outil KWFinder

En croisant ces données, vous aurez une bonne idée du niveau de difficulté et de concurrence du mot clé. Un consultant SEO peut aussi vous aider à y voir plus clair. N’hésitez pas à nous contacter pour réaliser un audit de mots clés !

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Catégories et sous-catégories

Une fois les différents mots clés identifiés, la prochaine étape est de définir la structure de chaque thématique.

La catégorie principale, celle qui cible le mot clé le plus générique, jouera le rôle de page de tête de silo. Des catégories secondaires, proposant des filtres plus précis, serviront de pages secondaires dans la structure.

N’hésitez pas à consulter notre guide sur la mise en place d’une structure optimisée pour le SEO pour en savoir plus.

Schéma présentant une arborescence optimisée pour le SEO
Exemple de la conception d’une structure en silo

Aider le visiteur à trouver le produit idéal dans la catégorie

Cette structure ne vient pas seulement aider à Google à comprendre la structure de votre site, à l’apprécier et à vous vous positionner.

Non ! Votre objectif doit aussi être d’aider l’internaute à trouver le produit idéal qu’il recherche et évidemment de convertir. Si dans cet article, on se concentre sur les aspects SEO de la page de catégorie e-commerce, celle-ci doit aussi servir votre visiteur. Ainsi, votre template doit proposer une navigation ergonomique pour permettre à l’internaute d’atteindre son objectif. En l’occurrence, trouver le produit qu’il cherche. Mais elle viendra également rassurer l’acheteur dans son parcours d’achat en lui retirant les freins et doutes qu’il peut avoir dans son parcours.

On pourra ainsi retrouver des éléments tels que :

  • Les informations de base du produit (visuel, nom, prix, caractéristiques essentielles) ;
  • Les produits phares de la catégorie ;
  • Les principales marques proposées ;
  • Les avantages de passer par votre boutique, indiqués dès la page catégorie (service après-vente, livraison rapide, commentaires positifs d’anciens clients…) ;
  • Des solutions de filtre pour affiner sa recherche ;
  • Des informations et conseils pour choisir le bon produit.

Mais en plus du visiteur humain, votre page de catégorie recevra très fréquemment un autre internaute : les robots du moteur de recherche. Cet internaute un peu spécial analysera le contenu de cette page pour savoir si elle mérite d’être proposée comme l’une des meilleures réponses possibles aux besoins du visiteur qui recherche le mot clé précédemment identifié. Les robots des moteurs de recherche vont aussi profiter de la page catégorie pour découvrir l’ensemble des URL qui composent votre site dans la phase dite d’« exploration ».

La page de catégorie : point névralgique du crawl de votre boutique en ligne

La catégorie joue le rôle de portail vers la majeure partie des pages de votre site : celles qui présentent les produits.

En intégrant des liens internes permettant de découvrir les URL des fiches produits, la page de catégorie est un lieu de passage des robots des moteurs de recherche qu’il faut bichonner, pour lui permettre de :

  • Perdre le moins de temps possible dans l’exploration des pages de votre site ;
  • De rencontrer le plus fréquemment possible les URL importantes pour le SEO (et votre activité) ;
  • De ne jamais rencontrer des URL en erreur ou non indexables.

Elle viendra naturellement se positionner assez haut dans la navigation de votre site (dans la sidebar, voire dans le menu). Cela signifie qu’elle joue également un rôle considérable dans la transmission de la popularité entre vos pages.

On comprend donc bien les enjeux. Pour performer sur les moteurs de recherche, et dans son impact sur le chiffre d’affaires de votre boutique, une page de catégorie ne doit pas jouer le simple rôle de catalogue papier transformé en page web permettant de scroller à la recherche du meilleur produit. Au contraire, elle doit jouer le rôle de guichet d’accueil de votre site, l’internaute arrivant directement sur cette page depuis les moteurs de recherche. Elle vient lever le maximum de freins à l’achat en aidant l’internaute à s’y retrouver (ce que Google apprécie comme nous allons le voir).

  • La mise en avant d’informations utiles pour l’internaute et optimisées pour les moteurs de recherche ;
  • Un maillage interne efficacement et qui s’inscrit dans le parcours de navigation de l’internaute.
Visualisation gephi
Une bonne optimisation du maillage interne permet à Google de facilement explorer toutes les pages du site

Quelle stratégie de contenu SEO adopter pour une page de catégorie e-commerce ?

Par défaut, dans le réglage de base du CMS utilisé, une page de catégorie aura très peu de contenu. On retrouve simplement le nom de la catégorie et les noms des produits qui sont listés.

Ajouter du contenu optimisé sémantiquement

Google est avide de contenus. Il est nécessaire de proposer au moteur de recherche un minimum de texte pour qu’il ait assez de matière pour analyser le sujet d’une page. À partir de ce simple constat, on sait qu’il faudra au minimum ajouter quelques blocs de textes.

Combien de mots faut-il en ajouter ?

On retrouve généralement deux écoles sur le sujet :

Stratégie 1 : en raconter le plus possible

Les SEO, qui veulent mettre toutes les chances de leur côté pour positionner la catégorie et qui ajoute le maximum de mots sur le page pour en faire le « Wikipedia » du mot clé ciblé.

Ainsi, sur un site qui vend des chaises de jardin, le lecteur pourra apprendre ce qu’est une chaise de jardin, quels sont les principaux modèles, qui a inventé la chaise, ce qu’est un jardin et ce qu’est un pied de chaise. L’idée ici est de recouvrir au maximum le champ sémantique autour d’un mot clé pour être sûr d’en dire plus que les sites concurrents.

Stratégie 2 : ajouter un peu de texte, pour permettre à Google de comprendre le contexte

L’autre école, c’est celle préconisée par Google. Il s’agit d’ajouter un peu de contenu pour offrir du contexte sur le sujet de la page. Mais, il faut éviter de surcharger la page pour qu’elle n’en devienne assimilée à un article. Comme le rappelle John Mueller, Webmaster Trends Analyst chez Google ci-dessous :

« Un peu de contenu est utile dans le sens où cela apporte un peu plus de contexte sur les produits qui sont listés dans la catégorie. (…) Ce qu’il faut éviter, c’est d’avoir un article type Wikipedia en bas de la catégorie. Il n’est pas nécessaire de chercher à positionner la catégorie sur tous les mots clés possible. Cela risque de venir diluer le contexte de la page. Google essaie de servir les internautes qui recherchent ce type de catégories de produits, mais aussi des liens directs vers les produits eux-mêmes. »

Autrement dit, en ajoutant trop de contenu, il y a un risque de dénaturer la page en elle-même, avec le risque que la page s’éloigne trop de ce que Google attend d’une page de catégorie e-commerce.

Je suis partisan de cette 2nde école.

Pourquoi ?

Car en 2022 (et dans les années à venir), Google ne cherche pas simplement à faire correspondre un champ sémantique avec une requête, mais s’appuie également sur le machine learning (RankBrain) et une analyse de plus en plus fine de la requête en elle-même (BERT) pour comprendre quel est le besoin réel et l’intention de recherche de l’internaute. Si l’utilisateur tape un mot clé de catégorie, il veut acheter un produit. Pas connaitre l’histoire de ce produit. Donc, en une réponse courte : je recommande d’intégrer environ 500 mots de texte d’une façon générale. Cependant, si votre gamme de produit propose des éléments de différenciation forts, ou que des explications techniques et pertinentes sont nécessaires, il ne faut pas hésiter à dépasser cette limite. Tant que c’est réellement utile pour l’internaute.

Comme souvent en SEO. Cela dépend. Et nous allons le voir un peu plus bas. La catégorie peut être associée à d’autres contenus pour développer la visibilité organique de la boutique.

De quoi doit traiter ce texte ?

Le contenu textuel s’adresse à un internaute qui cherchent à acheter le type de produit proposé dans la catégorie. Il ne s’agit donc pas de décrire le produit en lui-même mais :

  • D’apporter du contexte au produit en le décrivant, rappelant à quoi il sert ou ce qui le caractérise ;
  • De présenter éventuellement des avantages ou bienfaits que l’on peut espérer de ce produit ;
  • Présenter des situations d’utilisations pour utiliser ce produit (un compresseur servira pour un ballon, des pneus ou un jouet de plage. Des chaussures à talon seront adaptées à une soirée ou à la journée de travail…) ;
  • De donner quelques clés pour choisir le bon modèle ;
  • De valoriser l’expérience d’achat proposer sur le site :
    • Marques proposées
    • Qualité du service
    • Avis utilisateurs

S’il est lu par l’internaute (ce qui est rarement le cas), ce contenu permet d’adoucir un peu les frictions liées à l’expérience d’achat. Mais surtout, Google y trouvera le contexte sémantique dont il a besoin pour être certain du type de produits proposés dans la catégorie. Pour optimiser les sujets abordés et termes employés dans le texte, je vous recommande de procéder en trois étapes :

  1. Réaliser un brainstorming pour répondre aux points listés plus haut
  2. Consulter les résultats renvoyés par Google et vous inspirer des contenus proposés pour affiner votre texte de base
  3. Utilisez un outil d’optimisation sémantique comme 1.fr ou Yourtextguru pour enrichir le vocabulaire utilisé dans le contenu.

Où placer ce texte ?

Dans la vidéo présentée plus haut, John Mueller rappelle qu’il y a peu d’importance quant à l’emplacement du texte dans la page. Le choix est donc dicté par l’ergonomie et l’expérience de navigation. Je vous recommande de placer le texte sous la liste d’article.

On rédige d’abord pour l’internaute !

Cependant, si une partie de ce texte joue un rôle informatif essentiel pour l’internaute, il est recommandé de le placer au-dessus. Par exemple, si les produits sont en cours de réapprovisionnement et que la livraison aura un délai, s’il y a une offre spéciale en cours, s’il est nécessaire de contacter la boutique avant de passer commande ou pour détailler les caractéristiques essentielles des produits proposés.

rédaction web et seo en ecommerce
Un bon contenu web est un contenu pertinent pour l’internaute

Texte sous les produits ou bandeau déroulant ?

Certains thèmes de sites e-commerce utilisent un bandeau qui masque une partie du contenu (accordéon), dans un souci ergonomique. A la place d’avoir le texte long sous la liste d’article, il est masqué et révélé au clic. Google peut parfaitement lire ce contenu, si le masquage n’est réalisé qu’en CSS mais je déconseille ce type de template, bien que l’impact soit faible.

Pourquoi ?

  • Car d’une part, plusieurs études et tests ont observé que ces contenus étaient très légèrement moins performants que les textes directement visibles bien que cela ait évolué depuis la mise en place de l’index mobile first ;
  • Ensuite, parce que lorsque Google va tâcher de comprendre le contenu de votre page, il va d’abord y interpréter un vaste contenu avant de voir une liste de produit. Il y a un risque plus important que la page soit prise pour un contenu informatif, surtout si le texte est long ;
  • Ensuite, puisque l’objectif premier de l’internaute et le vôtre en tant qu’e-commerçant, c’est qu’il accède aux fiches produites. S’il clique malencontreusement sur le bandeau, il masque les produits sous la ligne de flottaison.

Uniquement en page 1

Enfin, le bloc de texte ne devra être visible que sur la première page de la catégorie. Lorsqu’on utilise la pagination et qu’on arrive en page 2, puis 3… etc., ce bloc de texte ne doit plus être visible ! Seule la première page, à la racine de la catégorie, doit être optimisée pour le mot clé ciblé.

En résumé :

  • Il est indispensable d’intégrer un texte d’environ 500 mots, optimisé sémantiquement et qui s’adresse à un internaute recherchant les produits proposés dans la catégorie.
  • Ce texte doit être placé sous la liste d’article, sous les liens de pagination.
  • Ce texte ne doit être visible qu’en page 1 de la catégorie.

Optimisation technique d’une page de catégorie e-commerce pour le SEO

Pour que ce contenu performe sur les moteurs de recherche, il est important d’avoir une solide base technique. Le template doit être bien codé et intégrer certaines fonctionnalités. Voici des points que je vous invite à vérifier.

Fil d’Ariane

Placez un fil d’Ariane qui reflète la structure de votre site. Ce fil d’Ariane doit intégrer le balisage schema.org « BreadcrumbList ».

En savoir plus sur le fil d’Ariane.

Balise canonique

La catégorie intègrera une balise canonique qui se référence elle-même pour faciliter la compréhension de la structure à Google.

En savoir plus sur les balises canoniques.

Balisage schema.org

Intégrez un balisage schema.org Product en utilisant les champs AggregateRating et AggregateOffer pour afficher la note moyenne, le nombre d’avis total et les prix minimum et maximum proposés.

Ce point n’est pas recommandé dans la documentation officielle de Google (voir lien précédent). Pourtant, elle permet d’avoir un affichage dédié dans les SERP (pages de résultats) comme le montre la capture d’écran ci-dessous.

rich snippet product sur une page de catégorie

Balisage Hn

Le balisage Hn décrit de quelle manière les balise HTML <head> (h1, h2…) peuvent être implémentées sur le site. Voici les règles que je vous recommande de suivre.

  • Le nom de la catégorie sera balisé en H1 ;
  • Les titres H2 et H3 seront utilisés dans le contenu descriptif complémentaire qui peuplera la page.
  • Concernant la liste des produits, certains sites balisent également le titre des produits en H2, là où d’autres privilégieront un balisage <p>.
    • Dans les deux cas, des pages se positionnent (bien que d’autres critères de classement rentrent aussi en jeu) ;
    • Il n’y a donc pas de règle arrêtée pour ce point. Si vous choisissez de les baliser en H2, je vous recommande toutefois de vérifier que les noms des produits soient cohérents avec le champ sémantique du mot clé ciblé. Par exemple, pour les chaussures de randonnée, on peut nommer un produit « chaussure de randonnée Salomon X Ultra 4 » plutôt que simplement « X Ultra 4 ». Ce point est aussi pertinent pour le référencement de sa fiche produit. Cela ne doit pas pour autant dégrader l’expérience utilisateur. Si l’ajout de mot clé entraine trop de répétitions non naturelles, il faudra éviter cette pratique.

Attribut alternatif des images produits

Les visuels des produits doivent intégrer un attribut alternatif qui vient décrire ce qu’on voit dans l’image. Je recommande de s’assurer qu’il reprend le nom du produit de façon optimisé comme indiqué juste au-dessus.

Attribut alternatif d'un packshot de produit
L’attribut alternatif de la photo reprend le nom du produit

Nous reparlons d’autres aspects techniques, en lien avec le maillage interne dans la partie suivante.

Le maillage interne idéal

Le maillage interne est un levier essentiel dans une stratégie SEO. Il permet de maîtriser la façon dont le PageRank est diffusé à l’intérieur du site. Ce levier est donc également valable sur les pages de catégorie.

Une jolie structure en silo
Source image : http://bmccom.com/blog/referencement-naturel-et-structure-en-silo/

Voici les bonnes pratiques que je vous recommande de mettre en place.

Construire une structure avec les sous-catégories et les facettes

Le grand ennemi de la page de catégorie pour le SEO, c’est l’infestation de liens internes. Parce qu’elles jouent le rôle de hub et offrent des options de navigation, de tri et de filtre, ces pages intègrent nativement de nombreux éléments pour modifier les produits affichés sur la page et accéder à des sous-catégories.

Éviter la génération de pages de faible qualité

Lorsque c’est mal maîtrisé, cela peut entrainer la génération de centaines, voire de milliers de pages non optimisées qui rendront votre site beaucoup plus difficile à crawler.

La première étape est donc de réduire le nombre de liens générés par défaut au minimum. Ces liens peuvent être situés dans la sidebar, au niveau de la navigation à facettes par exemple ou dans le menu.

navigation à facette sur une catégorie ecommerce
Navigation à facette sur une catégorie ecommerce

Navigation à facette

Pour éviter qu’ils ne viennent diluer la popularité interne, je recommande d’utiliser de l’AJAX pour recharger la liste de produit sans que l’URL ne soit modifiée lorsque l’internaute filtre ou tri des produits sur la page.

Si vous ne pouvez pas utiliser l’AJAX et que les facettes génèrent dans tous les cas des URL, la solution est alors de réduire le risque que Google crawl ces liens en codant cette rubrique en Javascript, idéalement obfusquée. Les URL générées devront ensuite intégrer des balises noindex pour s’assurer qu’elles ne seront pas indexées par Google.

Éviter les mégas menus qui affichent les sous-catégories

Du côté du menu, l’objectif est d’éviter d’avoir de très nombreuses sous-catégories dans d’autres thématiques, présentes partout, même lorsque l’on se trouve sur une catégorie d’une toute autre thématique.

Il faut donc conserver un menu simple, qui met en avant les catégories principales uniquement ou procéder à une obfuscation des sous-menus.

Éviter les multiples liens vers les pages produits

Dans le listing des produits, on va également chercher à tirer le meilleur parti des liens internes. L’objectif est de ne conserver qu’un seul lien (et non de multiples comme sur l’image, le titre et le bouton « en savoir plus » comme le propose certains thèmes). Ce lien devra idéalement avoir l’ancre la plus optimisée possible. Dans notre cas, il s’agit tout simplement du titre du produit. Il faut donc que le listing soit codé pour respecter ces éléments, avec un unique lien placé sur le nom du produit.

Si pour des raisons ergonomiques, il est nécessaire de rendre cliquable l’ensemble de l’encart de la fiche produit (image + titre + prix), je recommande de veiller à ce que le texte contenu dans la partie cliquable ne contienne que peu d’éléments en plus du titre du produit. Ce point reste peu important, mais il faut au minimum veiller à ne pas utiliser simplement une ancre générique comme « en savoir plus » ou « voir le produit » et bien intégrer le nom du produit dans l’ancre.

Quid de la description des fiches produits ?

Certains recommandent d’ajouter un court descriptif sous chaque vignette de produit pour enrichir le contenu de la page. Je ne suis pas partisan de ce choix, car souvent ce contenu, issu des fiches produit n’est pas idéalement optimisé pour la catégorie. De même, cela vient fréquemment à l’encontre de l’expérience utilisateur.

Je ne m’étends pas sur ces différents aspects techniques, car ce n’est pas le cœur de sujet de cet article et qu’il existe de nombreux guides sur le web qui détaillent de façon plus fine ces points.

Mais ce qu’il faut retenir ici c’est que :

  • Il faut maîtriser au maximum les liens internes présents dans les catégories ;
  • Il faut donc nettoyer tous les liens générés automatiquement de faible qualité ;
  • A partir de cet état technique, on va pouvoir construire un maillage interne puissant.

Comment gérer la pagination des pages de catégorie ?

Dès que la page de catégorie dépasse un certain nombre de produits, elle génèrera une pagination pour accéder aux produits suivants. La pagination est globalement un mauvais système de maillage interne mais difficilement évitable dans ce cas. Je recommande de veiller à ce que chaque fiche produit soit accessible par d’autres liens internes qu’uniquement la pagination.

Cela peut être fait en les maillant notamment depuis :

  • La première page de sous-catégories spécifiques ;
  • Dans des liens « produits similaires » sur les fiches produits ;
  • Dans des articles qui contiennent des liens internes.

Note :

Il est possible d’utiliser une solution de rechargement automatique en AJAX (infinite scroll), à condition de respecter les guidelines de Google qui indique qu’il faut en réalité, simuler des générations de pages distinctes, accessibles chacune avec leur URL.

Si vous utilisez une pagination traditionnelle, chaque page suivante doit être accessible et avoir sa propre balise canonique vers elle-même.

Je recommande également d’optimiser la pagination pour faciliter le crawl des pages produit. Consultez cet article pour savoir comment optimiser les liens de pagination pour le SEO.

Nous avons vu comment configurer efficacement les liens internes par défaut d’une catégorie e-commerce. Nous allons maintenant regarder plus en détail les liens internes qui peuvent être ajoutés pour optimiser le maillage interne.

Faire de sa page de catégorie une tête de silo

Au début de cet article, j’ai rappelé l’importance de réaliser une recherche de mots clés avant de faire le choix de créer une catégorie. Dans un univers produit, il y a généralement de nombreux mots clés plus ou moins précis qui sont utilisés par les internautes.

Si l’on prend l’exemple des chaussures de randonnée, voici quelques termes qui sont également tapés :

  • Chaussures de randonnée femme ;
  • Chaussures de marche femme pieds sensibles ;
  • Chaussures de randonnée homme soldes ;
  • Chaussure randonnée Salomon.

Et la liste peut s’allonger encore.

Dans les quelques exemples présentés ci-dessus, on a donc de recherche par genre, de gammes spécifiques de produit, d’offres commerciales ou de marques spécifiques. La page de catégorie principale va donc pouvoir être un portail vers ces besoins plus spécifiques pour mettre en place une structure en silo. Cela permettra deux choses :

  • D’une part à Google de favoriser le positionnement de cette page grâce à une bonne distribution du PageRank interne et un glissement sémantique optimisé ;
  • D’autre part, d’accompagner l’internaute dans l’affinage de son choix, jusqu’à trouver le produit qu’il recherche.

Pour réaliser cela, il faut suivre les actions suivantes :

  1. Effectuer une recherche de mots clé approfondie sur tout l’univers sémantique lié aux produits proposés dans la catégorie principale
  2. Ensuite, organiser la structure du silo en définissant :
    • La catégorie principale ;
    • Les catégories secondaires ;
    • Les facettes qui font l’objet de recherche et qui seront donc indexables ;
    • Les marques les plus recherchées pour ce type de produit ;

A partir de là, on pourra commencer à placer des liens vers des pages de niveau 2 pour envoyer les internautes vers des URL répondant aux mots clés les plus cohérents et recherchés.

Voici un exemple de mise en place de ce principe sur un site e-commerce :

silo catégorie ecommerce

D’abord, un filtre vers les catégories secondaires les plus recherchées et correspondant au démarrage de l’expérience de recherche de produit de l’internaute.

liens vers des sous-catégories

Ensuite, dans le texte de description, des liens vers les gammes de chaussures de randonnée des principales marques et des produits connexes comme les chaussures de trail.

Pour aller plus loin, on pourrait imaginer un lien vers des sous-catégories qui répondent à d’autres recherches complémentaires comme :

  • Chaussures de marche femme pieds sensibles ;
  • Chaussures de marche femme légère imperméable ;
  • Chaussures de marche avec amortisseur ;

Le concept de longue traîne

Si une requête de longue traîne qui aurait pu faire l’objet d’une sous-catégorie ne correspond qu’à un seul produit, je recommande de cibler cette requête directement dans la fiche produit. Et pour en savoir plus sur ce concept, lisez notre article sur la longue traîne SEO.

Voici un autre exemple sur un site de vente de piscines

liens vers des catégories enfants

Voici un autre exemple sur une catégorie « éclairage ».

pages marque ecommerce

Mettre en avant les produits phares

En complément de la hiérarchie catégorie / sous-catégories / facettes indexables, je recommande de prévoir un espace pour les produits phares de la catégorie. Il peut s’agir soit des produits qui génèrent le maximum de bénéfice dans la thématique. Dans ce cas, il est pertinent de les mettre en avant pour faciliter la conversion au maximum.

Mais cela concerne également les fiches produit qui ont du potentiel en SEO et qui peuvent se positionner sur le nom du produit ou la requête de longue traîne qui le décrit. Si votre étude de mots clés révèle que c’est le cas, autant envoyer de la popularité (des liens internes) à ces URL. Ne vous contentez pas de laisser votre CMS classer les fiches produites en première page de la catégorie par ordre chronologique ou alphabétique !

Stratégie plus avancée : devenir le site de référence de votre univers produit

Tout au long de cet article, nous avons vu que les catégories e-commerce étaient plus que de simples catalogues numérisés. Mais ces URL sont également plus que de simples pages d’atterrissage pour le SEO. Elle peut s’intégrer dans une stratégie de référencement naturel plus vaste.

En SEO, un objectif intéressant à poursuivre pour les sites e-commerce est non seulement de rendre son offre produit plus visible, mais aussi d’être toujours présent dans les résultats lorsqu’un internaute se pose une question dans son parcours d’achat d’un produit que vous proposez. Autrement dit, l’idée n’est pas de faire du site un simple point de commercialisation mais bien une référence dans votre secteur d’activité, pour développer votre image de marque.

Pour cela, rien de tel que de partir de la page de catégorie, où se trouve l’offre, pour en faire un hub d’information sur le produit. Parmi les liens internes complémentaires à ajouter à la catégorie, je recommande de cibler des pages de guides et d’articles qui viendront aider l’internaute à faire son choix. Ces guides, qui deviennent une pratique de plus en plus courante, pourront être liés directement depuis la page de catégorie.

Voici quelques exemples :

Sur une catégorie « éclairage »

conseils d'achat ecommerce

 Sur une catégorie « kayak de randonnée »

comment choisir

Un site de vente de meubles

guide d'achat d'un produit

Le guide le plus évident à proposer est « Comment choisir ce produit ? » qui indique les critères à prendre en compte pour choisir le produit.

Mais il est possible d’aller plus loin en faisant un silo plus poussé qui vient couvrir toutes les questions qu’un internaute pourra se poser tout au long de son parcours d’achat.

Si on reprend l’exemple des chaussures de randonnée, voici à quoi pourrait ressembler une structure de pages supports d’information avancée.

maillage interne catégorie ecommerce

En violet, on retrouve les templates ecommerces classiques.

En rouge, il s’agit des guides et pages d’information. Celles-ci peuvent être intégrer dans des pages, liées manuellement, ou en utilisant un système de blog, selon les sujets de contenu à mettre en ligne.

En jaune, les deux articles qui suivent montrent qu’on peut aller assez loin dans la démarche (et même plus loin encore) sur des sites internes, ou externes (article avec backlinks). Grâce au glissement sémantique, cette méthode permet d’envoyer énormément de PageRank à la page la plus stratégique, en l’occurrence, la catégorie « Chaussures de randonnée ».

De plus, ces pages viennent accompagner l’internaute tout au long de son parcours d’achat. Il n’a plus besoin de quitter votre site pour trouver toutes les informations dont il a besoin et il identifie progressivement votre marque comme experte du sujet et très utile pour répondre à son besoin.

Conclusion

La page catégorie n’est pas un simple catalogue en ligne de vos produits. C’est une porte d’entrée qui peut amener de nombreux visiteurs qualifiés sur votre boutique ecommerce. Elle joue donc le rôle de vitrine de votre offre et doit réserver le meilleur accueil à vos futurs clients. En suivant les conseils proposés dans cet article, vos pages de catégories ecommerce offrent un important potentiel de développement de trafic de votre site et peuvent vous aider à dominer des pans entiers de votre marché.

Voici un résumé du plan d’action d’optimisation SEO à apporter aux pages catégories que nous avons vues dans ce guide :

Contenu

  • Cibler un mot clé recherché
  • Identifier les sous-catégories et facettes recherchée à lier
  • Intégrer un bloc de contenu pertinent, balisé et optimisé sémantiquement sous la liste d’article, uniquement en page 1
  • Mettre en avant les produits phares
  • Insérer des liens vers les sous-catégories ou catégories proches
  • Lier des pages de guide d’achat et de conseils pour présenter toute votre expertise
  • Les vignettes des produits doivent avoir son titre en attribut alternatif

Technique

  • Avoir une balise canonique en self-referencing
  • Optimiser le balisage Hn
  • Empêcher le crawl natif des filtres à facettes et systèmes de tri
  • Utiliser le balisage schema.org « product »

Maillage interne

  • Intégrer un fil d’Ariane ;
  • Éviter les multiples liens vers les fiches produits ;
  • Utiliser une pagination optimisée ;
  • Insérer des liens vers les sous-catégories ou catégories proches (parent / enfant / facettes recherchées / pages des produits de la marque…) ;
  • Lier des pages de guide d’achat et de conseils pour présenter toute votre expertise ;
  • Éviter les méga menus
  • Optimiser l’ancre de lien vers la fiche produit

J’espère que ce tour d’horizon des bonnes pratiques et ce portrait de la page de catégorie e-commerce type pour le SEO vous aidera à identifier les axes pour améliorer votre visibilité.

Cette stratégie doit s’accompagner d’une base technique saine sur le site et souvent, d’une stratégie de netlinking pour développer la popularité de votre domaine.

N’hésitez pas à faire appel à notre agence SEO pour développer le référencement naturel de votre boutique en ligne.

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Louis Bazile

Consultant SEO chez SeoMix

2 Commentaires

naj Le 11 mars 2022 à 15h48

Bonjour, merci pour cet article très pertinent.

Je me posais une question concernant les listes de produits. Est ce qu’il faut désindexer des fiches produits qui ne possède aucun volume de recherche ce qu’on appel page « zombie »

Si vous avez dans le même style d’article concernant les les fiches produits dans les catégories je suis preneur, merci

    Louis Bazile Le 14 mars 2022 à 11h44

    Bonjour,
    Je ne recommande pas de désindexer les fiches produites sans volume de recherche.

    D’une part, cela peut être difficile à mettre en œuvre et à maintenir techniquement technique sans que Google ne perde trop de temps dans le crawl (supprimer / obfusquer les liens internes vers les fiches désindexées).
    D’autre part, car même si elles ne sont pas directement recherchées, les fiches produit renforcent la transmission de popularité interne vers les catégories et autres fiches plus stratégiques.

    Il vaut mieux prévoir d’optimiser un minimum le contenu de ces pages, même si elles ont peu de potentiel en SEO.

    Concernant les fiches produits, je vous invite à lire cet article rédigé par Valentin, également responsable SEO chez SeoMix et publié sur le blog de Semrush : https://fr.semrush.com/blog/optimisation-fiche-produit-seo/

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