Il y a quelques temps, j’avais lancé un petit test sur l’impact des réseaux sociaux sur le référencement naturel. Entre temps, ce sujet est devenu une mode et plusieurs articles ont été publiés sur la même thématique. J’avais donc complètement oublié ce test laissé à l’abandon, mais dont les résultats sont quand même intéressants puisqu’ils complètent les tests réalisés par des confrères.

Si je devais résumer les résultats de celui-ci, voici ce que l’on peut dire sur les réseaux sociaux : ils améliorent le référencement naturel, mais le poids de ceux-ci est vraiment inférieur à de réels liens. C’est donc un plus dans un stratégie globale de netlinking, mais c’est surtout un atout pour la communication de marque et la fidélisation.

Protocole de test des réseaux sociaux

Cette expérience se base sur la création sur un même domaine de 3 pages distinctes :

  • Page A : très optimisée pour le mot clé et recevant plusieurs backlinks.
  • Page B : optimisée pour le mot clé et recevant un lien interne pour y accéder.
  • Page C : optimisée pour le mot clé et recevant uniquement des votes sociaux (Google+, Facebook et Twitter).
Test sur l'impact des réseaux sociaux
Test sur l'impact des réseaux sociaux

Le test a volontairement été réalisé sur un même site pour réduire les facteurs externes qui pourraient fausser les résultats, et pour forcer Google à devoir choisir l’une des 3 pages pour la requête ciblée.

Une page « home » a été créée dans le laboratoire de SeoMix dans laquelle le test est expliqué, et celle-ci contient donc un lien vers A et B (pour la page B, il s’agira du seul backlink).

Dans un second temps, le test va évoluer :

  • La page A va être désoptimisée.
  • La page B va recevoir un backlink externe depuis un Digglike.
  • La page C va recevoir encore des votes sociaux.

Le but du test est donc de savoir si un backlink interne et un autre externe ont plus de poids de poids que des votes sociaux (entre la page B et C) et si une page recevant des votes sociaux sera mieux classée qu’une page optimisée et recevant des backlinks (entre la page A et C).

Bien entendu, les résultats du test seront toujours biaisé, car un backlink n’en vaut pas un autre, notamment à cause du trustrank et du pagerank de la page qui envoie le lien. Il faut donc prendre des pincettes avec tout résultat sur ce type d’essais.

Déroulement du test

Le 02/02/2012 : j’entame la création d’une page mère expliquant le test, et qui fait un lien vers deux des pages qui incluent notre mot clé cible :

  • La page A est très optimisée pour le nouveau mot clé (nombreuses occurences et variantes, h1, title, …)
  • La page B est optimisée pour le nouveau mot clé.
  • La page C n’est pas encore référencée, mais est optimisée pour le mot clé.

Plusieurs backlinks basiques sont créés vers A, depuis un compte Tumblr, un compte Hellocoton, le Digglike Spotrank, la plateforme SEO Infinisearch ou encore depuis le footer de SeoMix. La page A se place très rapidement en tête sur la requête suivi par la page B.

Le 04/02/2012 : je demande sur mes profils sociaux de voter massivement pour la page C.Quatres jours après les résultats sont les suivants :

  1. Page A
  2. Page C
  3. Tumblr
  4. Digglike
  5. Facebook
  6. Facebook
  7. Digglike
  8. Digglike
  9. Digglike
  10. Digglike

Le 17/04/2012 : comme expliqué dans le déroulement du test, plusieurs changements ont été mis en place :

  • La page A a bien été désoptimisée.
  • La page B a reçu un backlink depuis un Digglike.
  • La page C a reçu de nouveaux votes sociaux.

Ces changements n’ont rien modifiés ou presque au résultats. 15 jours après, les seuls changements visibles sont un déclassement léger du premier Digglike et l’apparition en fin de page du compte Twitter :

  1. Page A
  2. Page C
  3. Tumblr
  4. Facebook
  5. Facebook
  6. Digglike
  7. Digglike
  8. Digglike
  9. Digglike
  10. Twitter

Réseaux sociaux et référencement naturel

Que peut-on déduire de ce test ? Plusieurs choses en fait.

D’abord, une page avec peu ou sans liens externes et dont le maillage interne est faible se positionne difficilement dans les moteurs de recherche : en effet,  jamais la page B n’est apparue dans les résultats de ce test.

Ensuite, plusieurs backlinks ont plus de poids que des votes sociaux sur une page donnée, même ceux d’une qualité médiocre comme ceux créés ici sur des Digglikes.

En d’autres termes, les réseaux sociaux peuvent améliorer le référencement naturel, mais c’est loin d’être un levier efficace. En revanche, c’est un formidable outil de promotion, de trafic direct et d’image de marque.

Cela permet aussi de réduire (légèrement) les risques liés à une pénalité ou à une désindexation de ses contenus, d’une part car des votes sociaux vont apporter un signal de qualité, et d’autre part car on permet d’obtenir une source de trafic différente de celles de moteurs de recherche, nous rendant moins dépendants vis-à-vis d’eux.