URL et Référencement naturel

En référencement naturel, l’optimisation des URL peut être déterminante. Mais quelle est la meilleure façon de concevoir vos adresse web ?

Il n’y a malheureusement pas de formule miracle, mais plutôt un ensemble de bonnes pratiques à mettre en place, comme l’explique ce guide.

Différence entre URL et Slug

Avant d’entrer dans le vif du sujet, une définition s’impose : la différence entre une URL et un Slug.

  • L’URL (« Uniform Resource Locator« ) est l’intégralité de l’adresse web d’un contenu. Par exemple : https://www.seomix.fr/15-minutes-seo-cms-seocamp/
  • Le Slug est l’identifiant d’un contenu. Autrement dit, il s’agit de la dernière partie d’une URL. Dans mon exemple, ce serait donc : 15-minutes-seo-cms-seocamp

On peut donc optimiser l’URL d’un contenu sans toucher à son Slug, par exemple en changeant le nom de domaine ou en modifiant les éventuelles catégories qui s’affichent. A l’inverse, toute modification de le Slug aura forcément un impact sur l’URL du contenu.

URL et Slug
Différence entre URL et Slug

Les mots clés dans les URL

La première question que tout référenceur doit se poser est de savoir quelles informations afficher dans son URL. Le webmaster d’un site Internet a plusieurs choix possibles. Il peut par exemple y inclure :

  • un identifiant : monsite.com/?p=52
  • des mots clés : monsite.com/super-mot-cle/
  • la date : monsite.com/2012-04-10/monarticle/
  • le nom de l’auteur : monsite.com/daniel/monarticle/
  • la catégorie : monsite.com/categorie/monarticle/

Même si la plupart des référenceurs estiment que l’ajout de mots clés est bénéfique pour le référencement, il faut impérativement réfléchir au cas par cas. Le webmaster doit se poser la question :

Quelle est la hiérarchisation la plus logique pour mes visiteurs ?

Pour cela, je vous conseille tout d’abord de lire le guide que j’avais rédigé il y a quelques temps sur la structure de votre site Internet, ce qui vous permettra de mieux définir le maillage interne de votre site et les thématiques de celui-ci.

Généralement, je conseille d’ajouter des mots clés dans l’URL. Attention, ne cherchez pas à placer l’ensemble de vos mots clés dans chacune d’entre elles. Il faut que cela ait un sens pour le visiteur et le moteur de recherche. Par exemple, tous mes articles sur WordPress ne vont pas forcément inclure le mot clé WordPress dans l’URL.

En fonction des contenus présentés, on peut même préférer une hiérarchisation par date ou par auteur, par exemple pour un site d’actualité ou pour un portfolio.

En résumé, l’adresse de vos contenus doit est parfaitement explicite pour vos visiteurs, tout comme pour les moteurs de recherche. D’ailleurs, le fait d’enlever des mots clés dans une URL peut n’avoir aucun impact, et il faut donc relativiser leur importance. Je vais prendre deux exemples :

1er exemple : sur SeoMix, les URL contenaient auparavant la catégorie. Chaque article se basait sur la structure nom-de-domaine.fr/categorie/slug. En retirant la catégorie, certaines adresses web ont perdu du sens pour le visiteur. Ce changement n’a pourtant eu aucun impact dans le positionnement de la page. Voici un exemple sur le changement d’adresse web pour un article sur le thème des métas descriptions de WordPress :

  • Avant : seomix.fr/wordpress/referencement-wp/meta-description-tag/
  • Après : seomix.fr/meta-description-tag/

2ème exemple : chez Laurent Bourelly, l’ensemble des URL sont uniquement composées d’un identifiant, sans pour autant gêner le positionnement des différents pages. Elles pourraient peut-être être plus visibles mais en aucun cas cela ne gène l’indexation et le positionnement.

Ce qu’il faut retenir, c’est qu’un mot clé bien choisi dans une URL peut avoir un impact positif sur votre référencement naturel, mais ce n’est pas le critère déterminant pour positionner votre page. C’est donc une bonne pratique de s’attarder sur les mots clés de vos adresses Web (pour le visiteur comme pour le moteur de recherche), mais ce n’est pas cet élément qui vous permettra d’améliorer en profondeur votre visibilité.

URL avec ou sans catégorie ?

Ce premier raisonnement va ensuite vous amener à définir si oui ou non vous devez inclure les catégories et les contenus parents dans l’URL complète. Il est en effet possible d’avoir des adresses Web de deux types:

  • categorie/slug/ (ou encore categorie/sous-categorie/slug)
  • slug/

Par expérience, la deuxième solution est souvent préférable. En soi, les deux structures vont avoir le même impact sur le positionnement de vos pages. Le Slug peut en effet contenir un mot clé lié à la catégorie et ainsi être tout aussi efficace que l’URL qui intégrerait le même mot clé dans la catégorie. Par exemple, pour un mot clé tralala, ces deux adresses web sont aussi pertinentes l’une que l’autre :

  • monsite.com/tralala/super-mot-cle/
  • monsite.com/tralala-super-mot-cle/

Là où la seconde URL sera meilleure, c’est dans la catégorisation de vos contenus, dans le maillage interne et dans les éventuelles erreurs que vous pourriez commettre.

Je m’explique : sur la plupart des CMS, il est possible de catégoriser un contenu dans plusieurs rubriques. Si vous avez optez pour le 1er format d’adresse, vous allez vous retrouver avec un même contenu accessible depuis des URL différentes. Même avec l’utilisation de la balise méta canonical, ces adresses dupliquées seront néfastes pour votre maillage interne et votre référencement. Vous allez en effet diluer votre popularité inutilement entre des contenus similaires.

Contenu dupliqué et indexation
Comme le dit SeoMoz : le contenu dupliqué nuit au référencement

Pour prendre un exemple concret, je possède sur SeoMix une catégorie référencement ainsi qu’une catégorie référencement WordPress. Ces deux catégories ont des articles en commun. C’est pourquoi il est intéressant qu’ils aient une URL basée uniquement sur le Slug du contenu, ce qui permettra d’avoir une adresse unique pour chaque publication (même dans le cas où elles sont classées dans plusieurs rubriques).

De même, une URL sans catégorie facilite le déplacement des articles. Toujours en prenant exemple SeoMix, j’utilisais auparavant la structure suivante :

  • Référencement (seomix.fr/referencement/)
    • Référencement Naturel (seomix.fr/referencement/naturel/)
    • Référencement Payant (seomix.fr/referencement/payant/)

Le problème, c’est que ma catégorie « Référencement Payant » ne contenait qu’un seul article, et n’avait donc pas lieu d’être. J’ai donc été obligé de mettre en place une redirection 301 pour chaque contenu pour utiliser cette structure :

  • Référencement (seomix.fr/referencement/)

Si j’avais eu dès le début un paramétrage sans la catégorie dans l’URL, mais avec uniquement le Slug, j’aurais pu éviter toutes ces redirections inutiles. J’aurais aussi évité de perdre les votes sociaux de Facebook, Twitter et Google+ que j’avais obtenues sur les anciennes adresses de mes contenus (et qui valorisent pour le visiteur la qualité de vos publications).

Si je devais résumer cet aspect de vos adresses, je dirais qu’il est conseillé de n’avoir qu’un seul niveau dans son URL, ce qui évitera tout problème de catégorisation ou de déplacement de contenu. En conséquence, le Slug de chaque publication devra donc respecter deux critères :

  • être compréhensible sans être rattachée à un nom de domaine ou à une catégorie.
  • ne pas être trop longue (autrement dit, ne cherchez pas à y placer un maximum de mots clés).

URL avec ou sans slash ?

Si vous avez suivi le raisonnement jusque ici, vous avez désormais des URL avec :

  • des mots clés pertinents par rapport au contenu.
  • des Slugs relativement courts et compréhensibles seuls.
  • aucune catégorie n’est affichée dans l’URL de vos différentes publications.

Il reste une dernière chose à déterminer : la fin de vos URL. Là aussi plusieurs choix sont possible :

  • Une URL sans fin
  • Une URL avec un /
  • Une URL avec une extension de fichier comme .htm ou .php

Dans le cas de ressources médias (images, vidéos, javascripts, …), vous n’aurez pas le choix : vous utiliserez obligatoirement l’extension correspondante (.png, .flv, .gif, .mp4, .js, …).

Dans le cas d’un contenu texte comme un article, une catégorie ou une page d’accueil, le choix est laissé au webmaster.

Les doublons d’URL

Il y a encore quelques mois, je vous aurais dit qu’il faut absolument avoir une URL qui se termine systématiquement avec un slash à la fin. Je n’aurais pas eu tord, mais je n’aurais pas eu raison non plus…

Ce qu’il faut retenir avec la fin de vos URL, c’est qu’elles doivent empêcher la duplication de vos articles. Sur certains sites, des variantes d’une même adresse web vont afficher les mêmes contenus, mais les moteurs de recherche vont pourtant les considérer comme des publications différentes, comme par exemple avec ces adresses :

  • monsite.com/mon-adresse
  • monsite.com/mon-adresse/
  • monsite.com/mon-adresse.htm
  • monsite.com/mon-adresse/?p=3215

Il n’existe pas de fin d’URL meilleure qu’une autre pour le référencement naturel. Il faut cependant définir impérativement un modèle et y appliquer les redirections nécessaires lorsque l’utilisateur ou le moteur de recherche se trompe :

  • Si vous optez pour URL/, vous devrez rediriger vers elle la version URL
  • Si vous optez pour URL, vous devrez rediriger vers elle la version URL/
  • Si vous optez pour URL.htm, vous devrez rediriger vers elle la version URL et la version URL/
  • Si vous optez pour URL.htm pour les articles et URL/ pour vos répertoires, vous devrez rediriger vers l’une des deux la version URL.

Certains référenceurs estiment que la version avec extension de fichier est meilleure, d’autres que celles avec le slash aura plus d’impact et le reste que celles sans rien à la fin sera la solution optimale. Jusqu’à présent, je n’ai jamais trouvé aucun test ayant démontré qu’une méthode dépassait l’autre pour le référencement naturel.

Pour ma part, j’ai une préférence pour paramétrer les URL avec un slash final. Ce n’est qu’un point de vue personnel mais j’estime que ces adresses sont meilleures pour l’ergonomie utilisateur. Dans l’exemple ci-dessous, la première URL va en effet se lire et se retenir plus facilement que l’autre :

  • seomix.fr/mon-article-tralala-bouboum/
  • seomix.fr/mon-article-tralala-bouboum.html

Là aussi, relativisez l’importance de la fin de vos adresses web. Si vous respectez votre modèle d’URL avec les redirections adéquates, vous pouvez choisir le modèle d’adresse web que vous désirez.

Une dernière remarque concernant les adresses web avec extensions : il est préférable d’opter pour .htm ou .html, qui correspondent au rendu envoyé par le serveur (quelle que soit la technologie utilisée). Si vous optez en effet pour des extensions dépendant d’un autre langage, cela implique que vous ne pourrez en changer sans mettre en place de nombreuses redirections d’URL. : l’adresse web ne serait pas pérenne (par exemple avec des extensions comme .asp ou .net).

Les URL avec répertoire

J’ai lu également à plusieurs reprises qu’en référencement naturel, il fallait différencier dans l’URL la présence d’un répertoire par rapport à un contenu, et que cela aiderait à la compréhension et au positionnement de la page indexée.

Pour ma part, je pense que c’est une erreur, pour la simple et bonne raison que Google se fiche éperdument du type de contenu qu’il va indexer : que ce soit une page d’accueil, une catégorie, une page de mots clés ou un article, cela revient au même.

Ce qu’il veut, c’est un contenu pertinent par rapport à une requête précise. Ce dont un moteur de recherche à besoin, c’est donc de comprendre la page avec un code source structuré, non bloquant, un contenu pertinent et des liens rendant populaire le tout. Le moteur de recherche peut donc positionner en 1er une page de catégorie tout comme il pourrait le faire sur un article. Google cherche la pertinence, pas un type de contenu (surtout avec l’avènement de la recherche universelle ou des microformats).

D’ailleurs, à partir de quand peut-on considérer une page comme un répertoire. Une catégorie est-elle un répertoire ? Une page de mots clés est-elle un répertoire ? …

La vision théorique des URL

Si on cherche un modèle standard, il faudrait réfléchir de manière pragmatique et appliquer les règles édictées par la norme HTTP :

  • Un répertoire se termine par un slash.
  • Un contenu (article, page, …) se termine sans slash (donc soit vide, soit avec une extension).
  • Si on rajoute un slash à l’URL d’un contenu, celui-ci doit rediriger en 301 vers la vraie URL (ou générer une erreur 404, ce qui est déconseillé pour l’expérience utilisateur).
  • Si un répertoire ne possède qu’un seul contenu, alors le répertoire n’a pas lieu d’être et devrait devenir le contenu.

Cette vision du paramétrage des URL est tout à fait correcte et est optimisée pour le référencement naturel. Elle n’est cependant pas meilleure que celle qui affiche les répertoires et les contenus de manière identique. C’est donc surtout une question de goût et d’habitudes pour votre développeur et vos utilisateurs.

Les URL exotiques

Pour terminer sur les URL et le référencement naturel, voici quelques conseils supplémentaires.

N’utilisez pas de caractères spéciaux. Ils peuvent provoquer des bugs sur certains navigateurs ou pour certains moteurs de recherche. Vos URL ne doivent donc JAMAIS contenir d’accents, d’espace et tout autre caractères spécial ($, |, ~, }, …)

Évitez aussi tout passage de paramètres dans l’URL. Ils ont rarement de sens et provoquent trop souvent des bugs de référencement en dupliquant le contenu. Par exemple, ces URL possèdent des identifiants et ne sont pas optimisés pour le SEO :

  • monsite.com/mon-article?sid=548778124
  • monsite.com/mon-article?lang=fr
  • monsite.com/mon-article?search=yes

Changer ses URL ?

Le gros problème d’un grand nombre de sites Internet, c’est qu’ils se basent actuellement sur des URL non optimisées. La question est donc de savoir si l’on doit changer ou non la structure de celles -ci.

Et là malheureusement, il n’y a pas de réponse toute faite. Cependant, quelques indices doivent vous permettre de décider si vous devez les changer :

  • Est-ce que mes URL sont incompréhensibles ?
  • Est-ce que mes visiteurs rencontrent des erreurs 404 ?
  • Est-ce que mes URL provoquent une duplication de contenu ?
  • Est-ce que je peux modifier la structure de mon site et de mes contenus en étant obliger de changer les URL ?

Si vous répondez oui à chaque fois, vous devez changer le format de vos adresses web. Pour cela, appliquez les différents conseils de cet article, mais surtout pensez à mettre en place des redirections 301 vers mes nouvelles URL.

Pour reprendre l’exemple donné plus haut, c’est ce qui a été fait sur SeoMix, sans aucune perte de référencement naturel (trafic et positionnement). J’ai fait de même pour un de mes sites Rochmedia pour lequel je n’ai vu strictement aucune différence en SEO.

Des URL différentes pour son SEO

Comme vous l’aurez compris, les URL jouent un rôle en référencement naturel. Mais il faut toujours relativiser leur importance. Ce qui va compter, c’est la manière dont vous avez conçu vos pages, la qualité de vos contenus, le maillage interne et la structure de votre site ainsi que les liens entrants.

URLs et référencement naturel
L’URL : un élément parmi d’autres pour le référencement

Rappelez-vous que vous devez penser votre structure et vos URL pour vos visiteurs. Tout comme n’importe quel conseil donné par un référenceur, les méthodes présentées dans cet article sont souvent subjectives. D’ailleurs, on retrouve de grandes disparités sur de grands sites français, qui sont pourtant tous bien référencés :

  • Libération.fr utiliser des URL sans fermeture (la version avec slash provoque un bug)
  • Mashable FR ferme toutes ses adresses web avec un slash.
  • LeMonde va fermer ses URL avec une extension et avec un slash pour les catégories.
  • AutoPlus ne ferme pas ses URL, et la version avec slash est une duplication de contenu.

Et vous, vous faites comment avec vos URL ?

Daniel Roch

Fondateur, conférencier, auteur, consultant et expert SEO WordPress

30 Commentaires

Marc Le 24 avril 2012 à 8h23
Merci pour cet article très complet sur le sujet. Pour ma part, j'ai choisi une structure date/nom article. Ca rallonge considérablement l'URL mais ça donne assez vite une idée de la "fraicheur" de l'article ;-)
lionel Le 24 avril 2012 à 9h28
Bonjour Daniel,

Un billet très complet sur les URLS !!!

Nommer des URLS ce sont des choix à faire en amont d'une création de sites où autres.

Pour une URL, je choisis d'introduire la thématique de la page et je facilite sa visibilité (sa lecture).


amicalement
Adrien Le 24 avril 2012 à 9h35
Et pour un contenu, quid de l'utilisation du typage du contenu dans l'url ? J'aime bien voir des urls du type "example.com/article/mon-uri" ou "example.com/discussion/seomix-cest-trop-bien" pour un forum. Ça reste pratique pour la maintenance et ça évite, avec beaucoup de contributeurs, de me retrouver avec des urls (sur wordpress notamment) seomix.fr/url-referencement-naturel/ et seomix.fr/url-referencement-naturel-2/ parce que l'un est un article et l'autre une catégorie.

+1 pour Marc. La date c'est sympa comme indicateur, surtout pour les blogs. Pénible de ne pas connaître la vraie date de publication d'un article.
Sylvain Le 24 avril 2012 à 9h46
Franchement, j'avoue mettre les URL très très loin derrière une montagne d'autres critères pour le SEO.
Bien sur, je conserve toujours à l'esprit des basiques :
- Pas de paramètres
- URL courtes si c'est possible
- Super gaffe à la duplication
Mais sinon, il faut quand même beaucoup relativiser leur poids dans le positionnement.

Bien sur, un mot-clé en nom de répertoire, une URL agréable à lire qui donne une indication sur le contenu et différentes choses de ce type sont toujours de petits plus.

Concernant les mots-clés dans l'url, c'est surtout utile pour des URL courtes qui ont une chance d'être copier/coller sur des forums ou blogs, cela permet d'optimiser un peu l'ancre du lien.
Florian Le 24 avril 2012 à 9h47
Super article, merci ! Pour ma part j'utilise le format sans-catégorie et avec un slash final. Comme il est mentionné dans le billet c'est un format qui permet de ne pas faire d'erreurs comme des balises canonicales oubliées, et qui permet de facilement bouger son article sans devoir créer une ribambelle de 301 :x
Arthur Le 24 avril 2012 à 9h59
Bonjour et merci pour ton article,

J'ai lu quelque part que la taille de l'URL peut être un critère de positionnement. Sii l'URI est plus courte, par exemple, que celle de son voisin, cela représente t'il un atout ?

Tu conseils de faire des URLs plutôt courte, ce qui est tout à fait pertinent, mais as-tu déjà rencontré le cas où une réduction de la taille des URLs a renforcé ton positionnement ?

Merci par avance :)
Xavier Le 24 avril 2012 à 10h02
Je me rend compte que finalement je ne me suis jamais posé autant de question sur le sujet. Mais je suis tout de même dans les standard avec une page avec 3 ou 4 mots-clés et l'extension .php en général (sur des devs persos).

C'est ce qui m'a toujours paru le plus simple (n'ayant jamais poussé l’étude de l'URL rewriting comme "je devrais" ... mais je m'en passe bien depuis le temps).
Yann Le 24 avril 2012 à 10h13
Bonjour Daniel,

J'essaie de toujours créer une URL la plus proche du NDD possible (donc en évitant les répertoires), avec utilisation de la balise canonical.

Sur les blogs ou autres outils de publication, j'utilise parfois les redirections ou le .htaccess pour minimiser les contenus dupliqués.

Merci pour cet article qui fournit une bonne base SEO sur les différents choix d'architecture d'un site web.
Média Camp Le 24 avril 2012 à 10h40
Désormais, dans la majorité des cas, voici comment je gère les URL :

- Les catégories ou premier niveau d'URL fermées par un slash final (en cas d'affichage de l'URL sans le slash final, une cononical indique l'URL avec slash)
- Les articles pour pages imbriquées (dépendantes d'une autre page dans un menu déroulant par exemple) ne sont pas fermées

Présence systématique d'une balise rel canonical pour éviter qu'en cas de mauvaise URL le contenu ne soit condidéré comme dupliqué.

Dans la majorité des cas, si l'URL n'est pas bonne, une redirection 301 automatique est mise en place vers la bonne URL.

Jusqu'à présent, aucune erreur dans les sites récents (qui utilisent cette technique) créés, et pas de doublons dans l'index à priori.

Une méthode comme une autre.
gaujay Le 24 avril 2012 à 11h31
Bravo pour cet article super complet.
Les URL sont encore sujet à pas mal de fantasmes au niveau SEO. il est bon de démystifier cela et privilégier la souplesse de gestion.
Pas mal de CMS devraient d'ailleurs se mettre à jour au niveau de leur gestion des URL (Duplicate, caractères spéciaux, répétitions de mots-clés, etc.)
Daniel Roch Le 24 avril 2012 à 12h34
@Adrien : afficher un typage de contenu est tout à fait pertinent pour le visiteur. Comme je le dis dans l'article, on doit rélféchir au cas par cas pour que chaque visiteur puisse comprendre là où il se trouve. On peut donc choisir d'afficher les catégories ou non, avec bien entendu ce que cela implique comme avantages et inconvénients.

@Axenet : tout à fait d'accord avec toi. Les URLs sont loins d'être le critère à privilégier, mais c'est souvent un critère qui provoquent des bugs (erreurs 404, duplications de contenus, ...).

@Arthur : à ce que je sache, la longueur de l'URL n'est néfaste que si elle est vraiment très longue. D'ailleurs, ce sera autant néfaste pour le moteur de recherche que le visiteur. Pour ma part, le fait d'avoir raccourci mes URLs sur SeoMix n'a eu aucun impact positif ou négatif sur mon positionnement, mais me facilite la vie pour mon maillage interne.
Svetlana Le 24 avril 2012 à 13h26
Un article de référence sur la gestion des urls !

Sauf erreur de ma part, tu n'as pas traité des tirets (même si cela a été débattu de nombreuses fois), les tirets sont privilégiés (et préférables pour des questions de lisibilité) par rapport aux underscores mais cela à-t-il un impact sur le SEO ?

Amitiés,
Guillaume Epplin Le 24 avril 2012 à 13h32
J'ai toujours cru que l'URI ne représentait pas la dernière partie d'une URL, mais tout ce qui suit le nom de domaine, y compris les répertoires.

mon-site.com/referencement/article.htm

J'ai été influencé par la superglobale php $_SERVER['REQUEST_URI'] qui, dans l'exemple ci-dessus, contiendra '/referencement/article.htm'.

Ton article remet ma certitude en cause :( Les différentes sources que j'ai pu trouver ne sont pas vraiment d'accord entre elles et j'ai du mal à trouver quelque chose de satisfaisant. La palme revient au W3C qui ne voit aucune différence.
Est-ce que tu as plus d'infos ?

Sinon, un article de qualité comme d'habitude sur SeoMix.
C3m Le 24 avril 2012 à 14h00
Y a une chose que j'aurais aimé savoir, c'est est ce que la longueur d'une URL (qui contiendrait donc une catégorie dont le mot est plus ou moins long) est négatif pour le SEO ?
Arthur Le 24 avril 2012 à 15h24
@Daniel Roch : Merci pour ta réponse. Je pensais aussi au cas où, dans un site e-commerce par exemple, on ait le choix entre une URL de type :

monsite.com/mobilier/machaisetropcool.html
ou
monsite.com/machaisetropcool.html

J'imagine que ce n'est pas le même problème et les mêmes paramètres qui rentrent en compte ?
Christophe-Chaudey Le 24 avril 2012 à 16h35
Merci pour cet article très intéressant et très complet. Je me suis souvent posé la question de la structure des URLs, mais surtout par rapport aux dates. Quel intérêt peut-il vraiment y avoir de mettre la date dans une url, considérant le fait que Google connait la date de mise à jour, ou de publication de la page, via les infos du serveur ? A l'extrême limite, pour le visiteur qui veut voir les archives par années par exemple, je veux bien. Mais en terme de référencement je suis pas convaincu.

Une autre info, la question des noms de domaines n'est pas abordée ici, mais je pense qu'elle peut constituer un article intéressant: quelle(s) extension(s) choisir pour le nom de domaine de son site ? un .fr pour un site français semble évident, mais quelle différence ya-t-il entre un .org, un .net ou un .infos par exemple ? J'avais lu quelque part que Google favorisait d'abord les .gouv et .edu, puis les .org et les .net ensuite les extensions des pays (.fr, .be, .es...) et seulement ensuite les .com. Est-ce toujours d'actualité ?

De plus, il paraît que d'ici peu les accents seront autorisés dans les noms de domaines. Cela peut-il influer sur le référencement ? Si oui dans quelle mesure ?

Je termine par un dernier point: la présence des mots-clés dans l'URI. Ce que vous dites est très pertinent, d'autant plus que Google adopte de plus en plus une approche sémantique, sans parler de sa très prochaine prise en compte des mots-clés "approximatifs" (fautes de frappes, pluriel/singulier, masculin/féminin...).
alex de @referencement Le 24 avril 2012 à 16h42
A mon sens l'URL n'a qu'une faible importance, d'autant plus que maintenant le fil d'Ariane apparait dans les SERP.

J'évite d'ailleurs généralement de les modifier sauf si elles sont catastrophiques. Généralement, c'est une prise de tête avec les développeurs ;)

PS : Erreur dans ton article l'URI n'est pas "la dernière partie d'une URL". L'URL est une forme d'URI. En réalité, URL et URI sont quasi synonyme.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Uniform_Resource_Identifier
B. Lupu Le 24 avril 2012 à 19h06
Bonjour et merci pour cet article clair et concret.

Je pense que l'intégration des catégories (ou tout autre termes de taxonomie) est problématique dès qu'il y a multi-indexation et donc comme vous, je ne le recommande pas (ou alors sous la forme de mot-clé en début de slug).

Rem 1 : pensez aussi que si vous utilisez Google Analytics, l'URL a son importance :)

Rem 2 : j'ai constaté dans Wordpress, une page de sous-catégorie est accessible à l'URL mondomaine.com/prefixe/nom-de-la-sous-cat mais aussi à mondomaine.com/prefixe/nom-de-la-cat/nom-de-la-sous-cat. Ca me pose problème pour le contenu dupliqué et je me demande comment empêcher ce phénomène (?).
Le juge Le 25 avril 2012 à 1h26
Perso je mets le plus souvent possible des URLs ré-écrites mais c'est surtout parce que chez moi Yahoo et Bing apportent encore un petit peu de trafic mais tu as raisons quand tu dis qu'il ne faut pas focaliser dessus comme des bourrins.

Autre chose dans certains cas (notamment le e-commerce) je prefere quand certaines pages ont des URLs dynamiques (notamment les pages produits) ca évite pas mal de redirection et de duplication de contenu et cela ne pose pas de problemes de toute facon sur les requetes longue traine
Daniel Roch Le 25 avril 2012 à 9h35
@Svetlana : pas faux, j'ai complètement occulté la gestion des tirets tellement leur utilisation me paraît allé de soi. Donc pour les URL, je dirais comme les autres articles du sujet : ils sont fortement conseillés.

@Alex et Guillaume : j'avoue avoir longuement hésité pour cette partie entre URL et URI, car j'ai trouvé des dizaines de sites qui disent comme moi et d'autres qui disent comme Wikipédia. A mon avis, l'URI est forcément la fin de l'URL, car si on trouve plusieurs URL pour un même contenu (avec les catégories par exemple), on ne devrait pas avoir plusieurs URI différents puisque l'URI est censé être unique (Unique Ressource Identifier).

@Chrisophe : pour les accents, je déconseille fortement car pour le moment nous n'avons aucun recul sur le sujet. Pour les noms de domaines, c'est un tout autre sujet que j'essaierai de traiter plus tard.
Le spirulinier Le 25 avril 2012 à 13h36
Article intéressant, dans le fond je pense que google ne prête pas trop attention à la forme de l'url mais plutôt à la cohérence contenu de l'article / titres / url / mots clés, si l'homogénéité est là, peut importe l'extension, la forme...
Christophe-Chaudey Le 25 avril 2012 à 13h59
@B.lupu répondre à votre problème de DUST sur les sous-catégories, je vous suggère de faire une redirection 301 de l'un vers l'autre. A vous de choisir dans quel sens, comme expliqué dans l'article tout dépend ce que vous souhaitez faire.
Tony Le 25 avril 2012 à 22h25
Il y a une erreur pour les explications entre URI et URL comme le signale alex. Pour être sûr des explications, il ne faut pas aller sur des sites ou Wikipedia, mais directement à la source en regardant ce que dit le standard RFC 3986 (cf. http://www.ietf.org/rfc/rfc3986.txt au chapitre 1.1.3).
Pour info, URI = Identification (en) et URL = Location (en).
Sachant qu'une localisation est une identification, ça signifie que chaque URL est une URI. Par contre l'inverse n'est pas vrai (un caniche est un chien, mais un chien n'est pas un caniche).

Pour utiliser un autre terme pour ton article, tu peux éventuellement utiliser le terme "slug" (cf. http://en.wikipedia.org/wiki/Slug_%28web_publishing%29 ).
B. Lupu Le 25 avril 2012 à 23h25
@Christophe-Chaudey : Merci. Nous allons sans doute essayer d'intégrer dans la mécanique Wordpress un correctif pour ce comportement (sous la forme d'un plugin).
Poljean Le 26 avril 2012 à 11h08
Et que dirait Matt Cutts? Que c´est le contenu qui reste le plus important et que l´URL n´est donc que secondaire! ;-)
Un URL easy n´est qu´un pense-bête simplifié pour les utilisateurs, mais ne joue pas pour Google...
Raymonde Douillard Le 26 avril 2012 à 14h21
Bravo! Article très complet. J'aime beaucoup.
Daniel Roch Le 26 avril 2012 à 19h09
Effectivement, vous avez raison sur mon erreur entre URI et URL. Je remplace de ce pas les références aux URI par des références aux slugs.
David Le 29 avril 2012 à 8h34
"Dans le cas de ressources médias (images, vidéos, javascripts, ...), vous n'aurez pas le choix : vous utiliserez obligatoirement l'extension correspondante (.png, .flv, .gif, .mp4, .js, ...)."

Au contraire, on a le choix : il suffit que le serveur renvoi les bonnes entêtes pour que ça passe tout seul ;)

D'ailleurs les images et javascripts générés par du php et avec une URL se terminant par ".php", c'est loin d'être rare
Jean-Luc Le 03 mai 2012 à 23h41
Bonjour,
n'étant pas référenceur, j'essaye de faire la part des choses entre tout ce que l'on peut lire au sujet des URL sur le net et j'ai l'impression que cela évolue régulièrement.
Votre article est très complet et permet de comprendre ou découvrir certains choses dont je n'avais pas encore connaissance.
De mon côté, et suite à des constatations personnelles, j'ai l'impression que l'URL peut avoir un poids non négligeable dans le référencement car elle permet une entrée supplémentaire (lors d'une recherche) entre le Title et le contenu.
Je me trompe peut-être ?
Daniel Roch Le 04 mai 2012 à 9h29
@Jean-Luc : comme je l'ai dit, l'URL a un impact en référencement naturel. Mais dites-vous bien qu'il y a d'autres critères qui auront plus de poids, comme le title de la page, la qualité du contenu ou encore les liens entrants.

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